Une semaine après une nouvelle fusillade en lien avec le trafic de stupéfiants, un poste de police municipale a ouvert dans la cité des Moulins. Mais face à la « guerre de territoires » menée par la criminalité organisée, Éric Ciotti attend surtout que l’État mobilise enfin des moyens sans précédent.
L’enquête avance. Suite à la tragédie du 11 mai dernier, les forces de l’ordre ont mené un coup de filet décisif. Une semaine après la fusillade qui a coûté la vie à deux pères de famille aux Moulins, trois individus suspectés d’une implication directe dans l’affaire ont été mis en examen lundi. Parmi ce trio figure le tireur présumé, un homme de 30 ans.
L’intéressé conteste, mais il est accusé d’avoir ouvert le feu en plein jour sur la place des Amaryllis. Ces arrestations ont vraisemblablement permis « d’éviter un nouveau drame », d’après les magistrats. Car une seconde opération criminelle de grande envergure était déjà en préparation dans l’ombre…
En plus du tueur présumé, un possible complice âgé de 19 ans a été écroué. Il aurait été le « transporteur » de ce commando meurtrier. Une femme de 26 ans complète ce groupe placé entre les mains de la justice. Elle aurait pu avoir mis à disposition de l’équipe les appartements nécessaires à leur logistique.
Drame sur fond de « guerre de territoires »
#Fusillades : Nice victime d’une « guerre de territoires » menée par des trafiquants aux méthodes radicalisées
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) May 18, 2026
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De tout ça, il ressort que le conflit serait lié à une « guerre de territoires » pour le contrôle exclusif de la drogue entre Nice, Marseille et Paris. Une rivalité et une escalade « entre deux camps de narcotrafiquants ». Sauf que les victimes, Ahmed et Adilson, sans aucun lien avec ce monde-là, se trouvaient simplement au mauvais endroit, au mauvais moment.
Quelques jours après cette attaque, Éric Ciotti n’a pas chômé. Lundi 18 mai, il a notamment annoncé l’ouverture d’un poste de police municipale sur les lieux du crime, à quelques pâtés de maisons du commissariat des nationaux.
« Une réponse concrète à la violence, aux trafics et à l’insécurité qui empoisonnent la vie des habitants, a posé l’édile sur place. Nous renforçons la mobilisation de tous les moyens de sécurité aux Moulins : effectifs supplémentaires, coordination renforcée, présence accrue sur le terrain. Les trafiquants doivent comprendre qu’ils ne gagneront pas. »
Agir contre les clients, la solution ?
« Il n’y aura ni abandon, ni faiblesse, ni recul de la République », a affirmé le président de l’UDR. Pour cela, il compte notamment sur l’action de l’État. L’élu azuréen s’est entretenu la semaine passée avec le président de la République Emmanuel Macron, ainsi qu’avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Son message, un«quoi qu’il en coûte sécuritaire » pour le quartier.
Aujourd’hui, il manquerait près d’une centaine d’enquêteurs. Éric Ciotti réclame en outre de nouvelles prérogatives législatives pour permettre aux agents municipaux de verbaliser les clients des points de deal. Objectif : couper la demande en la brisant à la source.
Après onze décès en deux ans à cause du narcotrafic dans ce secteur de l’Ouest niçois, les habitants aimeraient enfin panser leurs plaies, alors que les attaques s’y multiplient, symboles d’un mal bien implanté dans toute la région.



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