Ce mardi 16 novembre s’est tenu le lancement du groupe local Oxfam, Oxford Committee for Famine Relief, à Nice. Présente dans plusieurs pays, il s’agit de l’une des trois plus grosses ONG du monde. De nombreuses actions autour des « injustices sociales et climatiques » seront mises en place dans notre cité.
- Pauline Nales, coordinatrice de cette nouvelle antenne, explique à Nice-Presse comment cela va s’organiser.

1 - Quelles sont les missions d’Oxfam ?
Oxfam a été créée en Grande-Bretagne. Elle est aujourd’hui présente dans plus de 63 pays, avec bien sûr des antennes locales. Nice est la treizième en France.
Cette ONG a plusieurs missions. Notre priorité est de lutter de façon citoyenne contre la pauvreté.
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2 - Pourquoi s’installer à Nice ?
On y souffre d’une double inégalité. À la fois sociale, mais aussi climatique. La Méditerranée est ce que l’on appelle un « hot-spot ». Elle se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde, notre ville est beaucoup plus touchée.
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On peut d’ailleurs le constater dans ces cartes aussi impressionnantes qu’alarmantes de Nice sous les eaux en 2100. On voit l’aéroport transformé en base sous-marine et le Vieux-Nice complètement noyé. Il s’agit d’une injustice naturelle.

Mais à cela s’ajoute des choix politiques que l’on peut changer. Quand on bétonne la plaine du Var par exemple, on aggrave les conséquences potentielles d’une catastrophe climatique. L’humain a un rôle à jouer pour atténuer ça.
Ensuite, il y a aussi un volet de justice sociale. À Nice, on a un taux de pauvreté six fois supérieur à la moyenne nationale. Il est de 21%, or sur le reste du territoire, il est de 14%.
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Par ailleurs, il y a également des énormes inégalités géographiques et générationnelles. Les étudiants partent, car les loyers sont trop élevés. Ce sont aussi des choix délibérés et qui font souffrir des personnes chaque jour. On peut les changer.
3 - Quelles seront les actions menées ?
Nous allons mettre en place des expositions de photos, des conférences, des ateliers…
Mais également interpeller les élus, tels que les sénateurs ou les députés des Alpes-Maritimes.
Cela fait partie du travail de plaidoyer. Nous réaliserons également des happenings pour alerter les populations en fonction des campagnes.
4 - Comment allez-vous vous structurer ?
Nous n’aurons pas de local. On se réunit soit chez l’un d’entre nous ou dans un café. Il y aura aussi des réunions par Zoom. Toutes nos actions sont planifiées en commun. L’idée c’est donc de venir, et d’être force de proposition. Tout est bon à prendre.
Pour l’instant, nous sommes déjà cinq bénévoles, mais on espère s’agrandir très rapidement. Ce n’est pas trop prenant, car on sait bien que chacun à une vie à côté. On peut donc s’engager en étant très actifs ou de manière plus ponctuelle.
Si une personne souhaite d’ailleurs nous rejoindre, c’est très simple. Il suffit de nous envoyer un mail à nice@oxfamfrance.org
5 - Comptez-vous travailler avec les autres associations déjà présentes dans la ville ?
On a fait notre réunion de lancement, ce mardi 16 novembre, en présence de Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France (et ancienne ministre de l’Égalité des territoires et du Logement de François Hollande, NDLR). Des représentants de différentes associations tels que Greenpeace ou Alternatiba étaient sur place.
Notre combat en complète d’autres. L’idée sera donc de porter des actions communes, tout en gardant en tête qu’Oxfam a une spécificité.
Justement, il manquait beaucoup de ce volet social à Nice du point de vue associatif. Nous allons nous battre.
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