Fort d'une expéri­men­tation réussie dans les écoles niçoises, Christian Estrosi propose d'affecter un agent par établis­sement scolaire, afin d'assurer sa sécurité et de prévenir les atteintes à la laïcité.

SÉCURITÉ — Le temps des mesures fortes. Deux jours après l'attentat islamiste de Conflans, qui aura emporté un professeur de collège dans les Yvelines, Christian Estrosi veut franchir un pas dans la mise en sûreté des établis­se­ments scolaires.

Sa propo­sition avait été critiquée, elle est aujourd'hui largement saluée par les chefs d'établissements niçois : en janvier 2018, la Ville de Nice envoyait dans dix-​huit de ses écoles un policier municipal. L'objectif est alors d'accompagner la commu­nauté éducative "dans le contrôle des accès, (…) les conseils en sécuri­sation, présen­tation des dangers de l'Internet, prévention à la sécurité routière, mais aussi les atteintes à la laïcité."

Le dispo­sitif "a fait ses preuves" souligne la munici­palité, puisque "l'intégralité" des direc­teurs d'école ont souhaité poursuivre l'expérimentation depuis. D'autres établis­se­ments ont formulé une demande pour accueillir également un agent.

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Christian Estrosi propose ce lundi 19 octobre que cette initiative soit étendue aux collèges et lycées. "Depuis plus de dix ans, je dénonce cette cinquième colonne qui, tapie dans l'ombre, cherche à tuer notre mode de vie, notre démocratie, notre République. Il est grand temps de passer aux actes."

"Il est plus que jamais néces­saire que la commu­nauté éducative soit accom­pagnée" poursuit-​il, tout en annonçant avoir saisi le Premier ministre Jean Castex sur la question.

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Le maire propose ainsi qu'un agent soit affecté dans l'ensemble des établis­se­ments : le policier "pourrait sur place ou à distance être le référent et confident des atteintes à la laïcité" développe Christian Estrosi.

"Il est de notre devoir aujourd'hui de faire front et de ne plus accepter les atteintes à notre identité et notre histoire."

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