Grièvement blessé lors de son interpellation et testé positif au coronavirus, il avait été transféré début novembre d’un hôpital niçois à un établissement de la région parisienne. L’état de santé du terroriste de Nice s’est amélioré récemment, permettant son interrogatoire par un juge d’instruction antiterroriste, puis sa mise en examen.
D’après le parquet, il est soupçonné « assassinats » et « tentatives d’assassinats » en relation avec une entreprise terroriste, et de « participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle », précise le PNAT dans son communiqué. Il a ensuite été placé en détention provisoire.
Le 29 octobre dernier, il avait été surpris par des agents de la police municipale qui l’ont empêché de poursuivre son attaque. Depuis le 13 novembre, l’enquête a été confiée à des juges d’instruction.
Brahim A., musulman pratiquant depuis peu, aurait quitté la Tunisie par bateau le 19 septembre. Arrivé sur l’île de Lampedusa le lendemain, il a été placé en quarantaine sur un navire pour suspicion de Covid-19 jusqu’au 9 octobre, date à laquelle il a débarqué à Bari et reçu immédiatement une obligation de quitter le territoire italien.
Il a ensuite passé quatorze jours en Sicile entre le 12 et le 26 octobre, avant de rejoindre Rome le 27 au matin puis Nice dans la soirée. L’attentat a été commis quarante-huit heures plus tard.






