Si notre terri­toire est l’un des rares à voir les tarifs de la pierre progresser encore, cette hausse a pu ralentir ces derniers mois. 

Nous avions déjà soulevé la nouvelle dans cet article du mois de septembre. Nice est une anomalie sur le plan immobilier en France. En effet, comme le démontre le baromètre de la plate­forme MeilleursAgents, la tendance baissière du marché touche aujourd’hui une grande majorité des princi­pales agglo­mé­ra­tions françaises. 

Sur les 11 villes les plus peuplées de l’Hexagone, 8 affichent des prix en recul sur un an. C’est le cas notamment de Bordeaux (-8,3 %) et Lyon (-8,4 %), qui sont des cas histo­riques. Mais notre commune, elle, ne va pas en ce sens. Chez nous, les tarifs ont gagné près de 6,3 % au cours des 12 derniers mois. 

L'augmentation la plus forte en un an

Il s’agit, et de loin, de la progression la plus impor­tante, devant Marseille (2,3 %), autre repré­sentant de la Région Sud, et Lille (+0,5 %). Ce sont les trois seules métro­poles à échapper à l’orientation que prend actuel­lement le reste du pays. Mais pour combien de temps, s’interrogent les spécialistes. 

A l’image d’Antibes, l’ensemble du dépar­tement des Alpes-​Maritimes observe un ralen­tis­sement de la pression tarifaire.

Si les prix ont connu une hausse de 3,3 % depuis mars, l’inflation est seulement de +0,6 % durant le deuxième trimestre 2023, et de 0 % en septembre. 

Notons que les vendeurs ne souhaitent pas revoir leurs tarifs à la baisse, même si Nice est maintenue à flot par les secundo-​accédants, des profils moins dépen­dants du crédit et qui réinjectent réguliè­rement le fruit d’une précé­dente vente dans leur projet d’achat. 

Des ventes de plus en plus rapides 

De fait, le marché continue de tourner, avec des délais de transac­tions de plus en plus courts. Entre septembre 2022 et septembre 2023, la cité azuréenne a vu ce chiffre se réduire de 11 jours, la diminution la plus consé­quente en France devant Montpellier (-9). 

Un changement brutal puisqu’il y a un an, la ville possédait les durées de vente les plus longues des princi­pales agglo­mé­ra­tions hexago­nales. La voilà maintenant dans la moyenne des grandes communes (68 jours). 

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