Nous attendons encore 31 degrés ce lundi après-midi à Nice. Alors que les températures recensées depuis plusieurs jours sont au-dessus des 30, nous avons comparé les étés précédents sur la Côte d’Azur avec celui de 2024.
Actuellement, une majorité des départements du Sud-Est sont en vigilance jaune pour ce qui est de la canicule - et nous le serons encore demain dans les Alpes-Maritimes.
Ce n’est que le premier stade de prévention, sachant que nous étions en orange jusqu’à samedi dernier, mais il faut tout de même rester prudents. En effet, cette semaine, les après-midis seront très chauds à Nice, avec entre 30 et 32 degrés attendus pour les maximales. Même la mer Méditerranée n’est plus rafraîchissante, avec un record de température battu.
Comme chaque année, se pose néanmoins la question de savoir si l’été que nous traversons est le plus chaud. Nous nous sommes intéressés aux données du site Infoclimat.fr pour les mois de juin et de juillet, les deux déjà passés en 2024. Avec premier un constat clair, il a fait plus lourd en 2022 et en 2023 que cette année.
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En moyenne, les deux mois observés ont fourni une température de 23,5 degrés, contre 24,8 il y a un an et 25,6 deux ans en arrière. La raison de cette importante différence, la période de juin dernier, qui a connu une température moyenne de 21,5 degrés, le plus froid depuis les 21,1 de 2020.
Juin proche des normales, juillet s’en éloigne

Très loin des températures affichées en 2022 (24,1 degrés) et 2017 (23,7 degrés), juin 2024 a été le troisième moins chaud relevé depuis 2014. Il était même assez proche de la normale constatée entre 1981 et 2010 qui était de 20,9. Rien d’exceptionnel à signaler donc… au contraire de juillet, où tout s’est emballé.

Avec 25,6 degrés recensés le mois dernier, nous nous sommes bien éloignés des normales pour la saison (23,8). Certes moins bouillant que ses prédécesseurs de 2023 (26,2 degrés) et 2022 (27,1 degrés), il a tout de même été l’un des plus chauds de ces dernières années.
Si l’on se concentre sur les statistiques obtenues depuis 2014, il se classe cinquième, derrière les deux cités plus haut, mais aussi 2019 (25,9 degrés) et 2015 (26,9 degrés). À titre d’exemple, nous étions à 24,4 degrés en 2021 et à 24,5 en 2017.
Le phénomène des nuits tropicales s’accélère
Rappelons que les fortes chaleurs de ces dernières semaines ont un impact immédiat sur notre santé, notamment via les nuits tropicales. Ce phénomène, lorsque le thermomètre ne descend pas sous les 20 degrés en soirée, a tendance à s’aggraver sur la Côte d’Azur. La répétition de ces événements augmente les risques sanitaires et fragilise davantage l’organisme, surtout pour les plus vulnérables.
La Méditerranée a un rôle prépondérant dans ces manifestations naturelles. En effet, si la mer ne se refroidit pas - en passant sous les 25°C - elle participe aux fortes températures le soir. Or, l’eau ne sera pas franchement plus fraîche ce lundi, avec entre 28 et 29,5 degrés relevés tout au long de la journée. Elle a d’ailleurs atteint les 30 degrés dimanche, autour de 17 heures.



