Commune maralpine au charme fou, La Roque-en-Provence se découvre en parcourant le Parc naturel départemental de l’Estéron. Traversée par cette jolie rivière, elle semble ne pas être impactée par le temps.
Elle s’accroche à son piton rocheux depuis sa création. La Roque-en-Provence est en quelque sorte touchée par la grâce, jouissant d’une situation exceptionnelle. La localité se trouve au sein du Parc régional des Préalpes d’Azur, et de celui de l’Estéron, au niveau départemental. Un lieu au charme indescriptible, sur lequel le temps ne paraît pas avoir d’emprise.

Pour en découvrir tous les trésors, il faut d’abord franchir le pont de France. Une première relique, car ses fondations proviennent du XVIIIe siècle. À partir de cet instant, on pénètre dans une cité médiévale à l’architecture défensive. La suite est une succession de petites rues escarpées. On découvre alors des demeures ancestrales en belles pierres grises, un passage couvert, le four à pain communal ou encore un vieux lavoir.
L’église Sainte-Pétronille et son splendide panorama

Autres vestiges du passé, les ruines du château sur le rocher, et, le clou du spectacle, l’église Sainte-Pétronille. Pour y accéder, il faudra grimper, mais la récompense, obtenue après l’escalade d’un raidillon, vaut le coup d’œil. S’ouvre alors devant vous un sublime panorama sur la vallée de l’Estéron, ainsi que sur le voisin, Roquesteron.
L’édifice religieux au style roman a vu le jour entre le XIe et le XIIe siècle. Fortifié au cours du XVIe siècle, il domine les environs et est un spot idéal pour une vue à couper le souffle. Autre beauté, naturelle celle-ci, la rivière qui traverse le village. Un endroit parfait pour une rafraîchissante promenade, au milieu d’une eau turquoise, d’une végétation luxuriante, et de quelques bonnes adresses, comme le Vieux Moulin, un restaurant appartenant au label « Bistrot de Pays ».
Au-delà d’être une véritable pépite maralpine bordée de sous-bois, La Roque-en-Provence est un bourg calme, coincé entre mer et montagne. Seules une dizaine d’âmes peuple la commune, mais cela ne l’empêche pas de prévoir des animations tout au long de l’année : foires, marchés, fêtes patronales, concerts et autres divertissements.
Pas moins de 11 noms à travers les siècles
Mais avant de devenir cette jolie municipalité, elle a connu au fil des siècles bien des changements. De nom déjà, puisqu’elle était nommée à l’origine Roccasterone, appellation transformée ensuite en La Rocca, Rocha, La Roccha de Sterono, Roca-Staroni, Rocca Steronis, Staro, La Roque d’Estéron, La Roque-Estéron puis Roquestéron-Grasse en 1860. Elle ne prendra son intitulé actuel qu’en… 2015.
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Autre chose à noter sur la cité, du temps de l’Antiquité, elle se logeait sur le rocher surplombant le cours d’eau. Au Moyen Âge, elle passe entre les mains des Rostaing de Thorame-Castellane et des Grimaldi au XVe siècle, et c’est à ce moment-là qu’elle descend de son piton pour s’implanter sur les deux rives de l’Estéron.
Et lorsque le traité de Turin est paraphé en 1760, la localité est divisée en deux : la Rocca Sarde à l’Est et la Roque-en-Provence à l’Ouest. Toute une histoire à découvrir en arpentant ses ruelles !






