Monument emblé­ma­tique de notre cité, l'hôtel Negresco domine la Promenade des Anglais depuis plus de cent ans. À travers des clichés anciens, découvrez à quoi ressem­blait cet édifice au début du XXème siècle, mais pas uniquement. 

C'est un joyaux archi­tec­tural niçois. Depuis 1913, le Negresco participe à la renommée de la capitale azuréenne. 

Imaginé par l'architecte Édouard-​Jean Niermans, le bâtiment aux allures néoclas­siques est l'un des rares survi­vants de l'hôtellerie du début du XXème siècle. 

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En octobre 2020, les archives de Nice ont fait l'acquisition, auprès d’un libraire d’ancien beauceron, d’un ensemble de photo­gra­phies et de cartes postales. 

Parmi ces clichés, on retrouve un album du photo­graphe Jean Giletta, datant de 1913, sur le Negresco.

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Photo : Archives munici­pales de Nice
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Photo : Archives munici­pales de Nice

À travers ces images, il est possible de découvrir diffé­rentes vues de ce bâtiment, de l'extérieur, mais aussi de l'intérieur. Par exemple, la rotonde ainsi que le salon de coiffure ont été photographiés.

Pour rappel, le palace a connu une brillante inaugu­ration le 4 janvier 1913, avec le dévoi­lement d'un grand hall de style Louis XVI, d'un sol en marbre de Carrare, ou encore d'un ameublement signé Paul Dumas… Mais dès 1914, celui-​ci a été réqui­si­tionné comme un hôpital militaire. 

Ainsi, cet album témoigne de la splendeur Belle Époque de l'hôtel lors de ses débuts. 

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Photo : Archives munici­pales de Nice

Aujourd'hui, cet établis­sement est l'un des symboles du tourisme de luxe. "Il est considéré comme l'un des plus beaux hôtels du monde… C'est un musée à ciel ouvert" détaillait Tom Obry, créateur du compte Instagram @Nicestorique, auprès de Nice-​Presse, en juillet dernier.

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Les archives de Nice contiennent aussi des photo­gra­phies de la rénovation du Casino municipal, entre 1904 et 1910. 

Implanté sur la place Masséna, il a été réalisé à l'initiative et aux frais du promoteur et archi­tecte Omer Lazard au début des années 1880. 

Vingt ans plus tard, il a donc connu un rafraî­chis­sement et une modernisation. 

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Photo : Archives munici­pales de Nice

"Les Niçois le surnomment la Feniera, ce qui veut dire la grange à foin, en raison de son élévation démesurée" détaillait également Tom Obry. 

Le bâtiment ferme ses portes en 1972 pour être démoli en 1979. La Coulée verte l'a depuis remplacé. 

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Photo : Archives munici­pales de Nice

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