Entre tension démographique et durcissement des contraintes énergétiques, les cartes de l’investissement immobilier pourraient être rebattues dès demain. Avec, pour cette ville maralpine, une occasion de tirer son épingle du jeu.
Où investir ces prochains mois ? C’est par cette question que commence l’étude de la plateforme Maslow, spécialiste de l’immobilier. Publiée mardi 16 septembre, l’enquête dresse le classement de ces municipalités dans lesquelles placer ses billes à l’avenir.
Pour y parvenir, l’entreprise a croisé deux critères : la croissance démographique annuelle moyenne de 2015 à 2021 et la performance énergétique des logements neufs et anciens dont le dernier DPE remonte à 2025. Un indicateur qui a son importance, car il faut rappeler que les passoires thermiques sont être écartées.
Virage à anticiper pour les acheteurs
La loi « Climat et Résilience » prévoit qu’il n’est plus possible de mettre sur le marché des biens au diagnostic de performance énergétique noté G, depuis janvier 2025. Ce sera autour des F en 2028, puis des E en 2034. Pour les potentiels acheteurs, il faut d’ores et déjà anticiper ce virage.
Afin d’éviter de prendre le risque de se trouver avec un « investissement perdant » en raison des nombreux travaux, et donc avec un actif bloqué, il convient de se tourner vers des localités disposant d’un parc plus en phase avec les échéances climatiques. Précisons qu’il s’agit ici des communes de plus de 30.000 habitants situées en zones tendues.
Saint-Laurent-du-Var et ses « projets urbains ambitieux »
Tout en haut dans cette hiérarchie des villes « bons plans », nous retrouvons une représentante des Alpes-Maritimes. Saint-Laurent-du-Var s’illustre grâce à ses « projets urbains ambitieux », insiste le rapport. Il met notamment en avant les permanences gratuites organisées pour accompagner les particuliers et professionnels dans leur rénovation énergétique. Elles ont lieu depuis novembre 2024.
Parmi les points forts, on recense 32 % de DPE classés A en 2025, sachant qu’en plus, la population a augmenté d’1,1 % par an entre 2015 et 2021. Ceci lui confère un 5,1 sur 7 selon le système de notation de l’étude. Elle devance Istres, dans les Bouches-du-Rhône (4,96/7) et Villenave-d’Ornon (4,93/7).
Des prix un peu plus avantageux qu’ailleurs
Saint-Laurent-du-Var fait donc partie des bonnes élèves françaises. On peut en plus ajouter à son attractivité l’arrivée du tramway T4 qui la connectera encore un peu plus à ses voisines Nice et Cagnes-sur-Mer. En mars dernier, Christian Estrosi, président de la Métropole, évoquait dans Nice-Presse une mise en service d’ici 2030.
Soulignons aussi les prix de l’immobilier, qui sont un peu plus attractifs qu’ailleurs sur la Côte d’Azur. Au 1er septembre, notre baromètre exclusif relevait le mètre carré dans cette cité à 5.547 euros. Soit 6,8 % de moins que dans le reste du département. Les montants n’ont que très peu bougé depuis le début de l’année (+1,2 %).







