Aujourd’hui immeuble en copropriété, le Parc Vallombrosa, situé à Cannes, et les appartements qui le composent forment un sublime ensemble. Un domaine doté d’un château dont les prémisses remontent au milieu du XIXe siècle.
En se promenant avenue de Noailles, à Cannes, on tombe sur de nombreux immenses domaines. Parmi eux, le Parc Vallombrosa. Derrière son portail en fer noir, au loin, bien protégé et caché par la végétation très touffue qui borde les allées, se dresse un imposant château. Majestueux, le bâtiment est en plus détenteur d’une riche histoire.
C’est sur cet emplacement que fut bâti par le promoteur sir Thomas-Robinson Woolfield de 1852 à 1856 un premier hôtel particulier sur les vestiges du château des Tours. Appelé ensuite château du Riou, il est acheté par Richard-Marie-Jean Etienne Manca-Amat, duc de Vallombrosa, en 1861. Mais son architecture n’est pas du goût de son nouveau propriétaire, qui entame une série de rénovations afin d’y remédier.
Le parc faisait l’admiration d’illustres personnalités
Le noble entreprend de l’agrandir, y ajoutant deux ailes, une chapelle, ainsi qu’un vaste jardin paysager. Ce dernier peut être considéré comme une véritable perle de la Riviera, faisant l’admiration de tous grâce à ses eucalyptus, bambous, camélias, palmiers, cèdres et aralias.
De somptueux trésors s’y dévoilaient alors, principalement les tonnelles garnies de rosiers qui conduisaient à la demeure. Elles ont vu d’illustres personnalités fouler cette terre, entre le Prince de Galles, de la reine Victoria ou encore de Charles Gounod, tous habitués des lieux à cette époque.
Plus étonnant encore, le duc, en grand amateur d’exotisme, avait même fait aménager un zoo à l’arrière de la villa. Mais en 1893, et alors que la mort de la duchesse a bouleversé l’usage de la propriété, Richard-Marie-Jean Etienne Manca-Amat décide de le céder à l’Allemand Ellmer. Il le transformera en hôtel qui sera en fonction de 1893 à 1934.
Le château se transforme en appartements dès 1937
Il sera ensuite décliné en appartements privés à partir de 1937. À présent, seuls l’éden et quelques parties de l’édifice subsistent encore. Plusieurs années plus tard, en 1990, il est partiellement inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques.
À noter que cet espace privé n’est visible par le public qu’au moment des Journées du patrimoine. On peut alors en profiter pour observer la remarquable bâtisse composée de tours carrées et rondes, d’un porche couvert, de mâchicoulis crénelés, ainsi que la sublime façade ocre ponctuée de part et d’autre de balcons.
Quant à la chapelle, elle dispose d’un chœur polygonal, d’une ornementation sculptée de motifs végétaux et de murs recouverts de lambris en chêne.
Les vitraux, eux, représentent la Vierge, sainte Geneviève et saint Richard. En plus du magnifique immeuble et de la jolie petite église, on ne se lasse pas d’une balade enchanteresse dans le jardin tropical de trois hectares. Mais la découverte n’est, comme vous l’aurez compris, réservée qu’à de rares occasions.





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