Quelques jours avant les prochains débats entre élus, la Métropole niçoise a promis une « politique budgétaire massive et sans précédent » en faveur du logement. La collectivité est largement critiquée par la gauche ces dernières semaines au sujet du manque de HLM sur le territoire.
Nice est aujourd’hui la commune la plus chère de toute la Province. De nombreux ménages renoncent à y acheter un bien, et l’extrême tension locative rendent prohibitifs bien des loyers. Lesquels ne seront finalement pas encadrés, malgré une hésitation de la Métropole Nice-Côte d’Azur à ce sujet, fin 2023. Au-delà de la seule situation locale, la crise du marché contraint à l’arrêt de nombreuses opérations immobilières, les coûts ayant explosé.

La collectivité entend faire passer le message qu’elle mène réellement la bataille, avec de nouvelles mesures concrètes, et un budget qui suit. C’est en tous les cas ce qu’a défendu Anthony Borré, son vice-président chargé de l’Habitat, au cours d’une conférence de presse ce mardi 5 mars. Les moyens alloués par l’agglo et par la commune seront « revalorisés » cette année, est-il annoncé.
L’accent est mis sur les logements sociaux : la Métropole promet que les bailleurs qui achètent et rénovent des immeubles existants pour y proposer des HLM « seront davantage subventionnés », plus que le neuf.
Une aide pour les policiers et soignants
L’idée est aussi d’avancer sur la surélévation des biens, notamment avec des aides, histoire de « lutter contre l’étalement urbain ». Sur 5.000 bâtiments qui pourraient recevoir des étages supplémentaires, « 10% ont été jugés prioritaires selon des critères de proximité avec les transports en commun, de déperdition d’énergie et de bonne intégration urbaine ».
D’après Anthony Borré, ils « représentent 7.750 logements supplémentaires potentiels dont 3.725 sociaux ».
La Métropole évoque un nouveau dispositif pour l’habitat intermédiaire, « en faveur des policiers, des pompiers, des professeurs, et des aides-soignants…» Des subventions pour les travaux seront débloquées pour favoriser le maintien à domicile des seniors, selon des modalités qui n’ont pas encore été dévoilées. Puisqu’il s’agit des orientations très générales, le détail des différents dispositifs sera présenté le 11 mars, en séance plénière.
Un précédent débat des élus métropolitains avait viré à l’affrontement entre les rangs écologistes et l’exécutif local au sujet de l’habitat, les Verts estimant que les actions menées sont très insuffisantes.
Sur le point précis de la loi SRU, qui impose un quota de 20 à 25% de HLM, de nombreux édiles sudistes ont récemment paraphé une tribune appelant à une nouvelle réforme. L’opposition métropolitaine apparentée Reconquête apportait son soutien à Christian Estrosi le 1er mars, dénonçant « un matraquage de l’Etat ». 33 communes maralpines vont devoir payer plusieurs millions d’euros d’amendes en 2024.





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