L’Union Maritime 06, installée au Port Lympia, dénonce une mesure « méprisante et sans aucune concertation » après l’annonce, par la Métropole niçoise, de l’interdiction partielle des croisières sur son littoral dès le 1er juillet prochain.
Cette décision surprise du président de la Métropole Nice-Côte d’Azur Christian Estrosi - applaudi par les écologistes - « suscite une profonde inquiétude parmi les professionnels des secteurs maritime et touristique, au regard des contradictions qu’elle soulève et de ses conséquences économiques et sociales ».
Au travers d’une prise de parole passablement remontée ce mercredi 22 janvier, l’Union Maritime, notamment mobilisée sur le littoral niçois et monégasque, dénonce « une écologie punitive, des polémiques politiques » qui « ne tiennent pas compte des efforts déjà réalisés par les acteurs du secteur ».
Interdiction d’une part seulement des croisières
Lundi soir, au cours d’un meeting, le maire promettait de se débarrasser d’une part des croisières avant le 1er juillet 2025, dans le contexte de l’accueil à Nice du Sommet des Nations Unies pour l’Océan. L’édile nous explique qu’il ne pointe par tous les navires, mais ceux qui excèdent 190 mètres et une capacité de 900 passagers.
L’idée étant d’attirer surtout le yachting et les compagnies de luxe, et non plus des « monstres des mers » plus populaires, qui ne drainent que peu de retombées. Depuis lundi, certains s’interrogent sur la faisabilité d’un tel virage.
« 10 millions d’euros par an de retombées directes et indirectes » en danger ?
Pour l’Union Maritime 06 c’est sûr, il s’agit d’une « décision juridiquement contestable », puisque la collectivité locale n’aurait pas suffisamment de pouvoirs pour décider de proscrire l’arrivée des bateaux (la Métropole, elle, assure disposer de moyens dissuasifs).
L’association des professionnels regrette la forme choisie, « alors que des engagements concrets pour une croisière durable » auraient déjà été pris, au travers d’une charte toute récente ainsi que d’une convention existante, restreignant le mouillage autour de Villefranche-sur-Mer.
« Les retombées économiques de l’activité sont significatives » s’alarme encore l’UM06, qui fait état de « 10 millions d’euros par an de retombées directes et indirectes ».
L’an passé, la Direction interrégionale de la Méditerranée prévoyait 624 escales de croisiéristes à Marseille, 175 à Cannes, 117 à Nice, 103 à Villefranche. C’est encore moins en réalité, souligne-t-elle, « donc cela n’a pas de rapport avec une lutte contre le surtourisme, d’autant que l’aéroport niçois a attiré, lui, 15 millions de passagers en 2024 » — une position partagée par les socialistes dans Nice-Presse.
Conséquence de quoi, au milieu du brouhaha médiatique, l’Union réclame plutôt l’ouverture « d’un dialogue constructif » entre les acteurs privés et la Métropole. Reste à voir si elle souhaitera vraiment négocier.





Les mêmes membres de cette association qui paye ses salariés avec un lance pierre et qui se sont gavés avec les aides de l’Etat,sans pou autant baisser leurs prix !