Municipales 2026 - À Paris, Marseille, Lyon, Toulouse ou Nice, les sondages laissent présager des scrutins serrés, marqués par la dispersion des votes, la question des alliances à gauche et la progression du RN…
Dans les cinq plus grandes villes du pays, la bataille des municipales dépasse largement l’échelle locale. Les équilibres politiques qui s’esquissent à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse et Nice rejoignent déjà les grandes lignes du débat national. Alliances incertaines à gauche, montée de du RN et fragmentation de différentes forces politiques.
Dans chacune de ces villes, les scénarios restent ouverts. Les sondages esquissent des tendances, mais la configuration des seconds tours pourrait rebattre les cartes !
À Marseille, un duel RN contre gauche
Dans la cité phocéenne, l’équation politique dépend largement de la stratégie de La France insoumise. Le maire sortant Benoît Payan, à la tête d’une liste d’union de la gauche sans LFI, a déjà demandé au député insoumis Sébastien Delogu de se désister s’il arrivait derrière lui au premier tour.
Lire aussi : Région PACA. Les poubelles qui débordent et les transports en retard crispent la campagne des municipales 2026
Les sondages placent Benoît Payan en tête, au coude-à-coude avec le candidat du Rassemblement national Franck Allisio. Derrière eux, Sébastien Delogu pourrait néanmoins se maintenir au second tour.

Dans cette configuration, La France insoumise pourrait devenir décisive. Les Insoumis appellent là où droite et les lepénistes peuvent l’emporter à des « fusions techniques », sans soutien politique, avec la liste de gauche la mieux placée.
La gauche pourrait donc être confrontée à un choix délicat entre rupture avec LFI et risque de perdre la deuxième ville de France.
À Toulouse et Nice, deux équations différentes
À Toulouse, le maire sortant Jean-Luc Moudenc, classé au centre droit, apparaît en tête des sondages du premier tour. Pour la gauche, une victoire ne semble possible que par une alliance de second tour avec La France insoumise.
Mais la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a prévenu qu’un ralliement du candidat d’union de la gauche François Briançon au député insoumis François Piquemal serait « un déshonneur ». Elle évoque seulement la possibilité d’un retrait, « mais sans fusion », en cas de risque de victoire du Rassemblement national.
À Nice, Estrosi et Ciotti se font face au premier débat TV, la gauche peine à exister#Nice06 #Municipales2026 @eciotti @cestrosi @DamianoMireille @JulietteChesnel
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) March 4, 2026
🔴 Et vous, votre verdict ? ➡️ https://t.co/pHeCZtPKe8 pic.twitter.com/DpWzKmjPQi
À Nice, Éric Ciotti pourrait réussir son pari politique. Deux ans après son ralliement au Rassemblement national alors qu’il présidait Les Républicains, le chef de l’UDR est donné dans plusieurs sondages avec une avance d’au moins 10 points sur le maire sortant Christian Estrosi, soutenu par le centre et la droite.
Un résultat qui priverait le parti Horizons d’Édouard Philippe d’une victoire dans la cinquième ville de France.
À Paris, un second tour très ouvert
Lire aussi : Pour ces municipales 2026, l’honnêteté du maire pèse-t-elle vraiment plus que son parti politique ?
Dans la capitale, la succession d’Anne Hidalgo pourrait donner lieu à une configuration inédite. L’ancien premier adjoint socialiste Emmanuel Grégoire, allié aux Écologistes et aux communistes, apparaît en tête dans plusieurs sondages.
Face à lui, la candidate de droite Rachida Dati, ancienne ministre et figure des Républicains, reste au coude-à-coude. Mais le duel pourrait se transformer en une bataille beaucoup plus complexe.
Cinq candidats semblent en effet en mesure d’atteindre le second tour. À gauche, Sophia Chikirou pour La France insoumise a déjà annoncé qu’elle ne s’allierait pas à la liste d’union de la gauche. Au centre, Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Horizons et Renaissance, entretient le suspense sur sa décision.
Sarah Knafo, candidate de Reconquête, évoque l’idée d’une fusion avec la liste de Rachida Dati, une hypothèse rejetée par cette dernière.
Une situation qui pourrait conduire à un résultat très serré entre continuité à gauche et possible bascule à droite.
À Lyon, la droite donnée favorite
À Lyon, conquise par les Écologistes en 2020, la situation paraît plus favorable à la droite. L’entrée en campagne de Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique lyonnais pendant trente-six ans, a profondément changé la dynamique du scrutin.
Soutenu par le centre et la droite, ce nouveau venu en politique est crédité entre 42 et 47% au premier tour dans plusieurs sondages. Une avance nette malgré une campagne marquée par des approximations et un débat télévisé jugé raté.
Le maire sortant Gregory Doucet, donné autour de 30%, a laissé ouverte la possibilité d’une alliance avec La France insoumise. Le parti est vivement critiqué après avoir défendu le groupe antifasciste La Jeune Garde, impliqué dans le meurtre du militant nationaliste Quentin Deranque à la mi-février.
Gregory Doucet a également condamné les déformations dans la prononciation de patronymes juifs de Jean-Luc Mélenchon. Il s’est dit prêt à s’allier avec Anaïs Belouassa-Cherifi, pour qui la « priorité, c’est que Monsieur Aulas ne devienne pas maire de Lyon ».
Ce qui est important
- Les municipales dans les grandes villes annoncent déjà des scrutins serrés avec une forte dispersion des voix.
- Les alliances à gauche et la place de La France insoumise deviennent déterminantes dans plusieurs villes.
- La progression du RN pourrait peser sur l’issue du vote à Marseille et Nice, de Reconquête à Paris.
Municipales 2026, qui sont les candidats déclarés à Nice ?
- Christian Estrosi (Les Républicains-Horizons)
- Éric Ciotti (UDR-Rassemblement national)
- Juliette Chesnel-Le Roux (Socialistes, communistes, Verts)
- Mireille Damiano (La France Insoumise, Viva)
- Céline Forjonnel (Démocratie directe)
- Cédric Vella (Reconquête)
- Estelle Jacquet (Lutte ouvrière)



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.