En moyenne, les températures en France s’apprêtent à augmenter de 4 degrés d’ici à 2100. Mais ce chiffre cache une forte disparité à travers tout le territoire, principalement entre le Nord et le Sud du pays.
Un quart du XXIe siècle est déjà écoulé, et l’on se pose à présent la question de savoir à quoi ressemblera la planète à l’horizon 2100. Un enjeu crucial pour les générations à venir, avec en fond, l’immense interrogation vis-à-vis du dérèglement climatique.
De nombreux articles et rapports s’intéressent à cette problématique : quelles seront les températures en France à la fin de ce siècle ?
Le 1er mai, Le Figaro a partagé son étude à ce sujet, en prenant en compte les travaux des climatologues à l’échelon local, le plus fin du scénario TRACC. Un document qui sert de référence dans l’Hexagone pour établir la stratégie d’adaptation aux bouleversements à venir. Il s’appuie sur les conclusions au niveau mondial des scientifiques du GIEC.
Etant établi que toutes les communes ne seront pas impactées de la même manière par le réchauffement. Afin de construire ce classement, trois critères : la hausse de la température annuelle globale, l’estivale maximale et l’augmentation du nombre de jours excédant les 35 degrés.
Des hausses moindres sur le littoral, mais bien plus de « nuits tropicales »
Des écarts vont se creuser entre le Nord et le Sud de l’Hexagone. Le Nord-Ouest en particulier sera plus épargné, au contraire de l’Occitanie et de la Vallée du Rhône. Quant au Sud-Est et à son littoral méditerranéen, il devrait globalement vivre une flambée moins radicale, même si le phénomène des « nuits tropicales », dont nous vous parlons régulièrement, s’amplifiera.
Maintenant, à quoi doit-on se préparer dans les principales villes de Provence-Alpes-Côte d’Azur ? Pour commencer par le plus « positif », allons à Nice, où l’on prévoit à l’instant T une progression des températures de 3°C, pour atteindre une moyenne de 18,6°C. À titre de comparaison, l’augmentation dans tout le pays est estimée à 4°C.
Cela classe la capitale maralpine 84e sur les 100 localités étudiées ici. En revanche, on peut s’attendre à vivre quatre jours de plus sous au moins 35°C. L’été, la majoration pourrait être de 3,4°C.
Aix-en-Provence, première ville sur 100
Du côté de Marseille (65e), il faut plutôt tabler sur un accroissement de 3,2°C à l’année, et de 3,8°C lors de la période estivale. Dans les mêmes eaux que Cannes (58e), où les thermomètres afficheraient 3,3°C de plus en 2100, allant jusqu’à +3,6°C lors des beaux jours.
Voilà pour les communes de la région Sud les moins touchées. A contrario, la cité la plus concernée de France n’est autre qu’Aix-en-Provence (1re sur 100). Avec une montée projetée à +3,6°C en moyenne, la municipalité des Bouches-du-Rhône va avoir très chaud, notamment l’été, où l’on pourrait recenser 32,6°C, soit un gain de presque 5 degrés (4,8°C).
+5,2 degrés à Gap en été
Dans la même idée, Avignon n’est pas très bien lotie (+3,4°C sur l’année). À Gap aussi, le thermomètre va grimper très fortement (+4,2°C en moyenne, +5,2°C en juillet et en août). La ville des Hautes-Alpes est celle qui devrait connaître la plus forte progression dans ces deux catégories, bien qu’elle se classe « seulement » 25e sur 100. Une position qu’elle doit sans doute à ses températures malgré tout plus « vivables », même suite à cette majoration (12,5°C en moyenne).









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