Le Lilium Jet, un hélicoptère-taxi, doit arriver à l’aéroport de Nice d’ici à deux ans. Cette nouveauté pourrait être l’une des premières du genre en Europe
Et si pouvions dans moins de deux ans rallier Nice à Monaco à bord d’un tout nouveau moyen de transport ? Ce devrait être le cas puisque la société allemande Lilium, mère du Lilium Jet, a annoncé qu’elle entend débarquer sur la Côte d’Azur à partir de 2026.
Via un partenariat avec l’aéroport de Nice et UrbanV, opérateur italien du réseau de vertiports, l’entreprise veut installer dans le Sud-Est avec des vols qui relieront la Principauté, Cannes, le golfe de Saint-Tropez, Aix-en-Provence et Marseille, en plus de la plateforme niçoise.
Précisions que les deux villes des Bouches-du-Rhône sont pour le moment dans des discussions, et qu’un accord pourrait être conclu avant la fin de l’année, tout comme avec Sophia Antipolis.
Rejoindre les grandes communes azuréennes en « hélicoptère vert »
Concrètement, ce mode de déplacement se dévoile sous la forme d’un hélicoptère écolo qui prendra le rôle de taxi aérien pour emmener ses passagers dans des points clés du territoire azuréen, notamment pour le tourisme. L’objectif étant, grâce à ces véhicules qui décollent et atterrissent verticalement, de parcourir les quelques kilomètres séparant les sites aéroportuaires des communes citées plus haut. Des structures spéciales seront mises en place, les « vertiports ».

Le but est que ce réseau soit opérationnel en 2026 donc, avec une flotte comprenant des engins à décollages et débarquements entièrement électriques. La durabilité environnementale étant un facteur important du Volocoptère, puisque le fabricant affirme qu’il aura une émission d’exploitation nulle et émettra un faible bruit lors de son utilisation.
Des opérateurs sont actuellement intéressés pour acheter le Lilium Jet et l’exploiter afin de créer une expérience « durable et rapide » pour les usagers. Ce projet, une fois en route, serait l’un des premiers en Europe.
Quel prix pour ce moyen de transport ?
Se posera forcément la question des coûts pour les voyageurs. À cette interrogation, Franck Goldnadel, le président du directoire des Aéroports de la Côte d’Azur, avait répondu dans nos colonnes en 2021 : « Si on prend le cas de la voiture électrique, c’est la même chose. Au début, certains pensaient que ça allait être réservé à une élite, parce que c’était cher. Aujourd’hui, ça se démocratise et devient réellement accessible », nous avait-il expliqué.
Des prix possiblement « accessibles » donc, sans oublier le fait que dans les années à venir, les vertiports pourraient se trouver « dans les centres-villes ou les périphéries », d’après Franck Goldnadel.
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À noter enfin que ce mode de transport est également proche de devenir une réalité à Paris, avec une certification par les autorités européennes qui pourrait arriver à l’automne prochain. Jusqu’à présent, il était accusé de générer trop de nuisances, alors qu’une expérimentation pendant les JO a été évoquée. Du côté de Bordeaux, les taxis volants sont aussi en réflexion, plutôt pour la décennie 2030.



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