INFO NICE-PRESSE
Dans un courrier que Nice-Presse a pu consulter, le ministère « autorise », avec une condition importante, la mairie de Nice à raser l’actuel Théâtre national dans le centre-ville.
Elle souhaite « une pleine réussite à la réalisation du projet ».
Dans une lettre datée du 2 décembre, la ministre de la Culture « autorise » la mairie de Nice à détruire le TNN, pour que la Coulée verte puisse être étendue.
Une loi impose l’accord de la rue de Valois pour raser une salle de spectacles, ce que la Ville a bien sollicité. À l’adresse de Christian Estrosi, Roselyne Bachelot pose juste une condition : « vous devrez transmettre à mon administration des assurances concernant la livraison pour 2022 des trois équipements qui sont nécessaires à l’activité du Centre dramatique national ».
Seront-ils prêts ?
Le 2 décembre dernier également, la mairie a transmis au ministère, dans une lettre que nous avons également pu lire, le calendrier définitif adopté pour la livraison des différentes salles : le 15 mars 2022 pour les Franciscains, le 25 avril pour l’éphémère et le 1er janvier 2023 pour celle nichée dans Iconic, tout contre la Gare Thiers.
Celle pose-t-il problème que cette dernière soit ouverte début 2023, et non « au dernier trimestre de 2022 » comme daté par la ministre ?
« Non, pas du tout » répondent les services du maire. « Tant que nous donnons les garanties que les nouvelles salles seront bien disponibles selon le calendrier prévu, le TNN pourra être détruit avant leurs différentes ouvertures ». À noter qu’un autre espace de 800 places sera dévoilé au coeur du futur Palais des Arts et de la Culture d’ici 2025.
Légère réserve du gouvernement : « l’éclatement (de l’organisation) sur plusieurs sites constitue une réelle contrainte par rapport (au TNN actuel)». Pas de quoi, pour autant, conduire Roselyne Bachelot à mettre son veto contre ce programme « de transformation urbaine et de végétalisation du centre-ville » accompagné par « une nouvelle offre culturelle ».
- INFO N‑P. Nice : on sait quand les 4 nouvelles salles de spectacle seront ouvertes, et ce qui y sera programmé
Vendredi, en conseil municipal, une délibération sera mise au vote des élus à propos de ce chantier. Éric Ciotti, meilleur ennemi de Christian Estrosi, demandait le classement du TNN comme « monument historique ». Il n’aura pas eu gain de cause.
La réaction du maire
Dans un communiqué de presse qui sera envoyé aux rédactions dans l’après-midi, Christian Estrosi « remercie » son ancienne collègue du gouvernement, et note plus largement : « L’inscription de Nice sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO et notre récente candidature à la Capitale européenne de la Culture en 2028 marquent un tournant inédit en termes d’image, de rayonnement culturel et patrimonial de la ville. »
« Le prolongement de la Promenade du Paillon est une formidable opportunité de continuer cette transformation, dans l’esprit de nos anciens qui constituaient le Consiglio d’Ornato au XIXème siècle, en repensant notamment notre offre harmonieuse en matière de théâtre et d’arts vivants. »
Pour quel coût ?
Comme évoqué dans ce décryptage de Nice-Presse, le démolition du Théâtre national coûtera 2.8 millions d’euros. Pas de gaspillage : certains éléments du bâtiment seront réutilisés pour d’autres projets urbains. Ses plaques en marbre de Carrare notamment.










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