Une nouvelle fusillade éclatait à Nice vendredi soir, causant au moins deux morts et cinq blessés graves. Alors que Christian Estrosi dénonce vivement la responsabilité de l’État et de son « désintérêt », Eric Ciotti donnait une conférence de presse tout près des lieux du drame samedi. Le candidat UDR aux municipales craint un scénario à la marseillaise et livre ses propostions.
Ces tirs sont « le résultat prévisible d’années d’inaction. D’un côté, un gouvernement défaillant, incapable de reprendre le contrôle des territoires gangrenés par le narcotrafic et l’immigration clandestine » étrillait samedi 4 octobre Eric Ciotti, devant le commissariat du quartier, connu pour être généralement dépeuplé de policiers.
Et d’enfoncer le clou : « De l’autre, une mairie impuissante, qui tente de masquer son bilan sécuritaire par des slogans et des caméras, mais qui n’a jamais obtenu les moyens pérennes nécessaires. Alors que le gouvernement se contente d’envoyer ponctuellement quelques renforts policiers avant de les retirer quelques jours plus tard, je propose un véritable plan d’action pour reprendre les Moulins en main ».
« Ceux qui ont permis cette situation doivent partir »
Le président de l’UDR, bien qu’il n’en aurait pas la compétence en tant que maire, entend tout de même bien voir se lancer des « perquisitions systématiques de la cave au grenier » et une « amende forfaitaire passée à 1000 euros pour l’usage de stupéfiants ».
En tant qu’édile, il souhaiterait « installer un commissariat municipal au coeur du quartier ». Là encore, l’absence de résultat de celui des nationaux, construit en plein coeur de la zone, peut faire douter de l’idée. Mais l’équipe ciottiste assume et parie « sur la dissuasion, et une présence bien plus immédiate ».
J’apporte tout mon soutien aux policiers des Moulins qui sont en première ligne face à la délinquance qui a frappé le quartier hier soir.
Je souhaite l’envoi immédiat de 250 policiers dans le département. Pas de renforts temporaires mais effectifs installés de façon pérenne ! pic.twitter.com/5HOao2NmyN— Eric Ciotti (@eciotti) October 4, 2025
Après avoir eu le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau au téléphone, Eric Ciotti a appellé aussi à « un renfort massif et pérenne d’au moins 250 policiers nationaux dans le département » ainsi qu’une « prise en compte effective du lien entre immigration et délinquance ». Un point sur lequel les choses ont bougé, avec un actuel préfet et son prédécesseur, Laurent Hottiaux après Hugues Moutouh, qui publient sur les réseaux sociaux la part des individus étrangers compromis dans des faits délictuels.
Comme l’actuelle municipalité, qui n’a pas gagné d’avancées déterminantes en la matière, le candidat souhaite « une augmentation des pouvoirs de la police municipale, qui doit pouvoir procéder à des interpellations et à des actes relevant aujourd’hui de la police judiciaire, dans une logique de complémentarité avec la nationale ».
Avant de conclure : « Face à la spirale infernale de la violence, Nice ne doit pas devenir Marseille. Les Niçois méritent une politique de sécurité ferme, lucide et résolue, pas des effets de manche ni des demi-mesures. » Dans la nuit, il avait appelé « au départ de ceux qui, à Nice et Paris, ont permis cette situation ».
« Indigne vautour de la vie publique »
Le conseiller régional RN Laurent Merengone n’est pas plus tendre avec la Ville : « Comme quoi, avoir fait copain-copain avec Emmanuel Macron n’a pas servi à Christian Estrosi pour obtenir le soutien de l’État à Nice sur ces sujets ! Il dispose malgré tout du levier de la police municipale pour harceler les narcotrafiquants. C’est une question de volonté et de priorité !»
Après la conférence de presse d’Éric Ciotti, l’un des principaux adjoints de Christian Estrosi, Gaël Nofri, a traité son opposant « d’indigne vautour de la vie publique ».
« Qu’avez vous fait comme député pour que nos polices municipales puissent agir (une proposition de loi a été présentée par Eric Ciotti, NDLR), pour que les lois soient plus dures, plus efficaces, plus dissuasives ? Qu’avez-vous fait pour contrôler l’action du gouvernement, la présence de policiers nationaux supplémentaires, de moyens judiciaires adéquats…? Assumez vos incompétences et vos fautes !»





ESTROSI/GOFFRI/BORRÉ … Un trio suivant le sens du vent … Du FN au RPR, puis aux Républicains, puis En Marche, puis Horizon, puis … ? Prêt à tout pour garder (ou gagner) un fauteuil, une photo. NICE, la ville aux 20 mosquées et salles de prières , la ville qui n’ose plus mettre le drapeau français sur le fronton de certaines mairies (ex Les Moulins) , mais qui permet à Côte d’Azur Habitat (président : Borré) d’infliger aux niçois la nouvelle vision de cette ville : une Marianne noire avec un bonnet phrygien, sur toute une façade d’un immeuble de l’Ariane. Pendant des années… Lire la suite »
En lui a proposé une loi et vos amis au gouvernement et de ensemble ne l’ont jamais voté. Un député pour contrer une majorité macroniste qui n’a jamais vraiment durci le régalien, les amis du maire donc… ils ont un sacré culot de reprocher cela à un député d’opposition