Le Parquet ouvre cette semaine une enquête préliminaire portant sur le chantier d’un futur parking souhaité par la Métropole niçoise. Son vice-président Gaël Nofri s’agace des signalements rédigés par l’opposition, y voyant « le refrain du ‘tous pourris’, qui salit la démocratie et à toutes les raisons de nous inquiéter ».
Journée folklorique pour Gaël Nofri ! Après un petit périple juridique, la cour administrative d’appel de Marseille a annulé une décision du tribunal administratif niçois : commandée par la régie publique qu’il préside, la statue de Jeanne-d’Arc érigée à Nice-Nord ne sera pas retirée. Le contrat validé par la RPA, sans mise en concurrence, avait à la fois été contesté par l’ancien préfet, lequel avait saisi la justice, que par l’opposition écologiste, qui en avait avisé le Procureur - qui avait ouvert une enquête.
Autre dossier, autres galères. Alors que la procédure de sélection d’un aménageur pour le futur parking Vauban apparaît irrégulière (elle avait été annulée par la RPA en cours de route), le Parquet a ouvert une enquête au stade préliminaire, après avoir été sollicité par le nouveau préfet ainsi que par deux élus de l’opposition. Il appartient désormais aux enquêteurs de voir si des faits de « favoritisme et recel » sont réellement caractérisés. Cette série de mises en cause fait réagir celui qui est aussi vice-président de la Métropole et adjoint de Christian Estrosi.
Les 4 vérités de Gaël Nofri
« J’attends des excuses !» ironise Gaël Nofri auprès de Nice-Presse ce jeudi 17 juillet. « Je rappelle que chacun y est allé de son signalement autour de la commande de la statue. Sitôt la décision de première instance, nous avions l’ex-préfet qui y allait de ses coups de menton pour réclamer de la déboulonner au plus vite. Sur les réseaux sociaux, l’opposition se la jouait ‘juristes de pacotille’ avec beaucoup de prétention et très peu de connaissances. Résultat, la justice nous donne raison ! Mais le problème reste entier, en réalité ».
« Les enquêteurs vont faire leur travail également pour ce qui est du parking Vauban. Il y aura des investigations, sans doute une perquisition et tout cela est très sain. Mon inquiétude ne se porte pas sur ça ».
« Certains entretiennent le refrain du ‘tous pourris’ et ça m’inquiète »
Le « monsieur transports » de la Métropole dénonce plutôt les différents signalements rédigés par l’opposition sur la base de l’article 40, qui oblige tout agent public à se mobiliser s’il avait connaissance d’un crime ou d’un délit.
« Nous sommes confrontés à leur fétichisme juridique, à leur obsession maladive. Qu’il y ait des débats sur les procédures, c’est très bien. Qu’au moindre choix politique on brandisse des dénonciations, on crie à la corruption et au détournement, c’est inadmissible ».
Pour lui, « ces élus compensent leur absence totale de vision pour cette ville par ces mises en cause malhonnêtes, qui encombrent et instrumentalisent la justice, qui abîment la démocratie avec ce petit refrain du ‘tous pourris’.»
Et de réserver quelques cartouches pour le député UDR du centre-ville Eric Ciotti, qui réclame sa démission dans le cadre de l’enquête portant sur Vauban : « qu’il garde ses leçons. Il est mis en cause dans plusieurs affaires, ce qui n’est pas mon cas. Il nous parle de parkings mais il est soupçonné de détournement de fonds publics avec celui du port ! Son agitation me concernant traduit sa pauvreté intellectuelle. Il a autant de projets pour Nice que de cheveux sur la caboche…»



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