"Ils font Nice" : chaque semaine, nos figures locales mises en vedette dans Nice-​Presse.

Dans notre cité, l'indépendante "Baie des Anges" édite des ouvrages d'auteurs locaux : sa spécialité ? Les polars avec des intrigues niçoises et maral­pines. Rencontre avec Michel Bounous, son directeur… 

Comment est née cette maison d'édition ?

Avec mon parcours dans la commu­ni­cation, je savais produire des livres et des journaux d'entreprises, c'était ma spécialité. J'ai utilisé mon savoir-​faire pour basculer. Pendant une dizaine d'années, j’ai eu deux casquettes, avant de me consacrer à l’édition.

Au fur et à mesure, j'ai vu ce qui marchait ou pas… J'ai pu constater qu’il y avait une demande d’œuvres locales dans l’édition litté­raire. C'est l'identité de notre maison. On assure la promotion d’auteurs et d’artistes d'ici, ou ayant un lien fort avec la Côte d'Azur. Si on m'envoie quelque chose qui se déroule à Marseille, c'est non…

Que proposez-​vous ?

Plusieurs collec­tions sont dispo­nibles, comme par exemple "Romans du Sud", mais mon cheval de bataille, c'est le polar niçois ! Il y a du polar breton, de terroir. À Nice, personne n'en faisait… Je me suis donc lancé !

J'ai sorti vingt-​six titres, et le nouveau est prévu pour le mois prochain. "Panique sur la 202" de Jacques Alessandra : des promo­teurs qui veulent expro­prier des maraî­chers. C'est tout à fait dans l'actualité !

D'ailleurs, le héros va manger des rougets frits au restaurant Le Safari sur le Cours Saleya. On découvre même des adresses, parfois. C'est ce que les gens cherchent. 

Des événements sont aussi mis en place… 

On fait des "Happy Hours Littéraires" depuis une dizaine d'années. La prochaine, c'est pour le 21 février, de 18h30 à 19h30, au restaurant La Havane, 32 rue de France. L'invité sera Jean-​Jacques Beltramo autour de "Traces Urbaines". C'est un vrai moment d'échanges.

On organise aussi des dédicaces dans des librairies et on participe à tous les festivals et salons du livre du dépar­tement des Alpes-Maritimes.

Quels sont vos meilleurs souvenirs ? 

Il y en a plusieurs ! J'ai eu la chance de travailler avec des auteurs complè­tement inconnus mais aussi avec des gens qui ont une grosse notoriété dans leur domaine. Par exemple, on a fait un ouvrage avec Patrick Allemand ou encore le curé Gil Florini… 

Je suis l'éditeur officiel de l'artiste Patrick Moya depuis douze ans. On vient de sortir "Ma vie dans le métavers".

Et la suite ? 

L'environnement devient compliqué : la baisse du pouvoir d'achat, on la ressent sur les produits culturels. Mais je reste déterminé !

Pratique

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Elles et ils font Nice :

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