L’année prochaine, les logements notés G sur le diagnostic de perfor­mance énergé­tique ne pourront plus être mis en location. Ces biens, comme ceux classés F, se retrouvent en vente dans la capitale maralpine.

C’est un calen­drier qui, pour les proprié­taires et bailleurs, doit être enregistré. En effet, les biens immobi­liers classés F ou G sur le diagnostic de perfor­mance énergé­tique (DPE) sont dans le viseur du gouver­nement.

Dès le 1er janvier 2025, les "G" seront tout simplement interdits à la location. Il faudra se conformer à la loi avant 2028 pour les résidences F. Il faut donc en déduire que plus un terri­toire possède actuel­lement des passoires thermiques, plus son parc locatif pourrait se réduire dans les années à venir, en l'absence de vrais efforts.

11% en France en moyenne 

Il s’agit là d’un vrai souci, d’autant plus que des localités, à l’image de Nice, vivent déjà une pénurie de logements dispo­nibles. D’après les chiffres portail Bien’ici partagés par nos confrères de Capital, 11% des habitats mis en vente au quatrième trimestre 2023 dans l’Hexagone étaient consi­dérés comme F ou G sur l’échelle du DPE.

Mais la situation n’est pas uniforme sur le terri­toire. Dans la capitale des Alpes-​Maritimes par exemple, on recense une proportion de 5% de F ou G. Ils sont plus nombreux du côté des maisons (12%) que des appar­te­ments (5%).

Si l’on reste dans le dépar­tement maralpin, Antibes en propose 3% au global, tout comme Cannes, Cagnes-​sur-​Mer est à 4%, Grasse à 10%, Le Cannet à 2% et Menton à 9%. 

Nice bien classée dans le top 10 français 

Maintenant, afin de comparer la commune niçoise avec les autres agglo­mé­ra­tions les plus peuplées du pays, on peut observer que Paris est à 30%. La région franci­lienne est surre­pré­sentée dans ce tableau. Marseille en dénombre 3%, soit moins que Lyon (7%), Toulouse (6%), Nantes (9%), Strasbourg (9%), Bordeaux (7%) et Lille (12%), mais autant qu’à Montpellier. 

On remarque alors que Nice est plutôt bien lotie sur le sujet par rapport à ses consœurs du top 10 en France. Mais il est toujours possible de mieux faire, et c’est en ce sens, mais surtout pour éviter une aggra­vation de la crise du logement, qu’Anthony Borré, premier adjoint de Christian Estrosi, demandait en mai 2023 le report de la mesure qui s'appliquera dans moins d’un an.

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