Contrairement au reste du pays, les tarifs de l’immobilier se stabilisent dans les villes côtières. Tandis que les autres communes voient les montants baisser, les stations balnéaires fonctionnent à rebours…
Un phénomène qui a d’abord touché le centre de la France, avant de s’étendre aux zones côtières. Depuis plusieurs mois, on observe un ralentissement du marché immobilier dans l’Hexagone, mais durant longtemps, les communes du littoral ont échappé à cette dynamique. Elles ont été préservées grâce à l’attractivité des résidences secondaires et à celle de la location saisonnière.
Aujourd’hui, comme l’explique SeLoger, cité par Challenges, les montants ont tendance à se stabiliser également dans les stations balnéaires. En moyenne, dans ces villes, le coût des appartements a progressé de 1,2%, et celui des maisons de 1%, le tout sur un an. Le marché sur les rivages français accuse néanmoins toujours du retard par rapport au reste du pays (respectivement -2,1% et -1,-% sur la même période).
Saint-Jean-Cap-Ferrat affiche, évidemment, les plus hauts tarifs
Mais toutes les localités en bord de mer n’affichent pas les mêmes chiffres. Certaines sont bien plus prisées que d’autres, et parmi celle-ci, sept des dix premières se situent en Provence-Alpes-Côte d’Azur !
Tous types d’habitations confondus, c’est Saint-Jean-Cap-Ferrat qui détient les plus onéreux tarifs (16.915 euros le mètre carré), devant Saint-Tropez (15.866 euros) et Ramatuelle (15.494 euros).
Viennent ensuite Cap d’Ail (4e, 12.335 euros), Èze (5e, 10.966), Grimaud (7e, 9.430,5) puis Rayol-Canadel-sur-Mer (10e, 9.157). Quant à l’évolution des montants de la pierre, même entre plusieurs municipalités du territoire azuréen, on recense d’importantes différences.
Dans le Var, les quatre cités évoquées ont connu une hausse de 5,3% entre juillet 2023 et juillet 2024. Pour celles des Alpes-Maritimes, nous oscillons entre +2,9% (Saint-Jean-Cap-Ferrat) et +2,6% (Èze et Cap d’Ail).
Des disparités au sein des villes
Il faut aussi ajouter qu’au sein même des villes côtières, la distance par rapport à la mer a une influence non-négligeable sur la valeur du bien.
Plus vous vous éloignez du rivage, moins le prix sera élevé. Sur le plan national, l’écart peut atteindre 15% si la résidence se trouve entre cinq et dix minutes du sable, et 9,1% si vous devez ajouter dix minutes de plus. Mais en fonction des régions, le différentiel peut varier. Dans le Sud-Est, il est de 4,1%, alors que nous montons à 19,6% pour ce qui est de la Manche.
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, nous avons nettement plus d’appartements que de maisons. Or, pour ce genre de biens, la marge oscille entre 17,2% (moins de cinq minutes) et 3% au-delà de quinze minutes.



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