Face à la menace d'un éventuel tsunami le long des côtes méditer­ra­néennes, l'Unesco a placé en 2022 l'ensemble des popula­tions du littoral au sein d'un programme visant à former les habitants contre ce risque naturel. 

Sommes-​nous sous la menace d'un tsunami qui ravagerait la Côte d'Azur ? Cela semble relever de la science-​fiction, mais il vaut mieux prévenir que guérir. D'autant qu'en 2022, l'Unesco estimait que la proba­bilité qu'une forte vague ne survienne en Méditerranée dans les 30 prochaines années était "proche de 100%".

C'est pour cela que l'organisation mondiale a étendu son programme "Tsunami ready" à toutes les popula­tions situées sur les littoraux aux quatre coins du globe jusqu'en 2030. Le terri­toire azuréen en fait donc partie. Auparavant, ce dernier concernait 21 pays, dans les régions des Caraïbes, du Pacifique et de l'océan Indien.

Via ce plan, l'Unesco présente douze indica­teurs permettant de répondre à toutes les étapes lors de ce type de catas­trophe naturelle. Cela comprend l’évaluation des risques, la prépa­ration, la réponse et les besoins locaux une fois l'événement terminé.

10% des tsunamis ont lieu dans la Méditerranée 

Si les vagues géantes peuvent provoquer d'importants dégâts, même si leur taille n'atteint pas des sommets, il convient de ne pas céder à la panique. 

En effet, la fréquence de ces catas­trophes maritimes, de même que leur amplitude, sont nettement moins impor­tantes en Méditerranée que celles observées dans l’océan Pacifique. Ces phéno­mènes ne repré­sentent que 10% de ce qui est relevé sur l'ensemble de la planète.

Afin de ne pas se retrouver surpris et sans solution si un tsunami venait un jour à frapper nos côtes, des dispo­sitifs sont mis en place dans certaines communes maral­pines. Des exercices de "gestion de crise" ont ainsi lieu réguliè­rement à l'aéroport de Nice, à Antibes, princi­pa­lement visée avec ses 23 kilomètres en bord de la mer, ou encore à Cannes.

On y retrouve notamment de la signa­lé­tique facilitant l'évacuation, des "zones de refuge", des sirènes peuvent s'activer pour alerter du danger, des tests sont réalisés et les munici­pa­lités mettent à dispo­sition de la documen­tation pour renseigner les habitants et les touristes. Évoquons aussi le centre national de surveillance, appelé CENALT, en activité depuis 2012. Son rôle est de trans­mettre les infor­ma­tions néces­saires aux autorités.

1979, le précédent

Il faut d'ailleurs rappeler que la Côte d'Azur a déjà connu un épisode similaire de grande ampleur en octobre 1979. Une vague de trois mètres de haut avait frappé le littoral niçois. Un raz de marée qui avait coûté la vie à onze personnes. En mars 2021, une "alerte jaune" avait inquiété notre région après un séisme de magnitude 6 en Algérie. Un avertis­sement finalement levé quelques heures plus tard, sans causer le moindre dégât sur la Riviera française.

Autre risque naturel dont il peut être question chez nous : les séismes. Dans notre sujet publié en 2021, deux spécia­listes se montraient globa­lement rassu­rants à ce propos. Contrairement à une idée reçue, Nice ne serait pas plus en danger qu'une autre localité. Il faut néanmoins préciser que la Région Sud est la plus soumise au phénomène sismique en France métropolitaine.

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