Si la Méditerranée a un côté très accueillant avec ses belles eaux bleues, elle recèle également de nombreux dangers. À l’approche de la haute saison, il était donc temps pour le préfet maritime de faire un point sur les bons comportements à adopter.
Une « fausse amie ». C’est ainsi que le préfet maritime, le vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, a qualifié la Méditerranée lors de sa prise de parole le 14 mai dernier. Pourquoi ? Car contrairement à l’océan Atlantique, fait de vagues et de baïnes - un creux naturel situé sur le bas de plage - la Grande Bleue voit ses dangers être méconnus du grand public.
Au cours de son allocution, le haut fonctionnaire a donc alerté sur les conditions météorologiques qui peuvent varier rapidement et rendre la mer dangereuse. Il a ainsi lancé la campagne de sécurité des loisirs nautiques et de la plaisance 2025 sur le territoire méditerranéen.
25% de décès en plus en 2024
Un programme a priori opportun, puisque comme le rappelle Le Var Information, 69 personnes ont trouvé la mort suite à des accidents de baignade et des activités subaquatiques en 2024. Ce qui est tout de même une hausse non négligeable de 25% en comparaison à 2023.
Le bilan complet de l’an passé nous apprend que 4.310 opérations (+4,5%) ont eu lieu, impliquant 10.578 personnes. Les agents ont ainsi constaté 2.485 infractions, soit 7% de plus qu’en 2023.
Comment expliquer une telle augmentation des interventions et des décès ? Il faudrait visiblement chercher du côté de la fréquentation accrue avec une diversification des pratiques nautiques. Le préfet le résumait avec cette formule : « Aucune activité en mer n’est anodine. »
Risques de la plongée
Quelle sera la stratégie employée en 2025 pour inverser la tendance ? Tout d’abord, la communication sur les risques de la plongée a été renforcée. Affichage et contrôles dans les clubs, à terre et au large. Quant aux sites visités, notamment les épaves, ils font l’objet de nouveaux dispositifs visant à minimiser les risques. Il faut dire que certaines zones reçoivent plusieurs milliers de curieux, jusqu’à 60 mètres de profondeur.
Il y a aussi un rappel des bons gestes à adopter avant de partir au large. Un b.a-ba qu’il faut respecter, à savoir vérifier les conditions météorologiques et son équipement et être en pleine possession de ses moyens. Une fois éloigné des côtes, il convient de ne pas consommer de produits stupéfiants ou d’alcool, et d’adapter sa vitesse en suivant la réglementation.
Contrôles en mer renforcés
En cas de problème, deux numéros sont à contacter, le 196 au téléphone ou le canal VHF 16 pour les plaisanciers. Au-delà de la prévention, il est prévu de renforcer les contrôles en mer en se montrant plus dissuasifs.
Précisons que le haut fonctionnaire est responsable en Méditerranée d’une zone couvrant neuf départements, soit 1900 km de rivages entre le littoral Sud et la Corse. Il opère avec le Cross Med (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) basé dans le Var, à La Garde. Divers acteurs sont également concernés par la sûreté maritime, dont la SNSM (les sauveteurs), le SDIS (les pompiers) ou encore la Marine nationale.










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