À une année des prochaines élections municipales, Nice-Presse relaie vos fiertés, vos doléances, vos déceptions, vos attentes, vos idées et vos espérances en tant qu’administré niçois. Premier thème, majeur : nous vous avons interrogés sur la propreté en ville. Voici ce qui revient le plus.
La propreté est, avec la sécurité, la préoccupation majeure des Niçois. L’an passé, 3342 verbalisations ont été dressées par la police municipale pour des incivilités, soit presque 10 chaque jour. Une progression que vous avez vécue au quotidien, et que nos lecteurs dénoncent. Presque tous appellent à des sanctions plus dures, mais surtout distribuées bien plus largement.
Ces comportements qui vous agacent
Pour Nicolas, 48 ans, les gens sont particulièrement négligents avec les déjections. Pareil pour Lisa, 61 ans : « tous les jours, dès que je quitte mon appartement, je dois constamment regarder le trottoir. Sinon, il me serait impossible de faire 200 mètres sans risquer de marcher sur un gros tas de saletés canines ».
Marinette, 70 ans, complète : « il y a malheureusement trop de gens qui jettent leurs mégots par terre !» Tous réclament des verbalisations plus élevées, et plus appliquées (« que les contrôles et PV pleuvent enfin »).
Les quartiers où ça coince
Le niveau de salubrité est insuffisant, d’après de nombreux lecteurs, dans les rues proches voire perpendiculaires à l’avenue Jean-Médecin (Raimbaldi, Pertinax, etc). « Les dépôts sauvages y sont nombreux » pianote Pierre, 36 ans. Le boulevard Gambetta est aussi souvent pointé du doigt.
Plus généralement, « c’est très disparate en fonction du quartier. On passe du très propre à l’épouvantable en quelques mètres ».
La Ville a supprimé des corbeilles pour les remplacer par des conteneurs plus modernes, mais bien des riverains trouvent que les rues manquent de poubelles facilement accessibles. Catherine nuance : « les nouveaux équipements sont plus esthétiques. Bon, il y a toujours des cochons qui n’ont pas le courage de traverser la rue ou bien d’ouvrir la trappe, mais ça viendra ! »
Gilles : « Tout les jours, les gens jettent leurs poubelles à même le sol et même par les fenêtres de leur voiture…»
Séverine, 49 ans, relève un point qui revient beaucoup : « en allant vers le Nord par exemple — après Libération et dès que l’on atteint le boulevard Gorbella — les trottoirs sont plus sales, le jet n’y est pas suffisement passé, donc des traces restent pendant des mois s’il n’y a pas de pluie ».
Joëlle, 60 ans : « quartier Pont Michel, les jours et lendemains de « marché » (non-autorisé, ndlr), des détritus jonchent le sol à la sortie du tramway et les escaliers du parking-relais. Je ne comprends pas que cela puisse perdurer ».
Vous êtes aussi nombreux a noter « l’état lamentable » des toilettes publiques.
Vos idées pour faire mieux
Julien, 34 ans : « Le combat remporté par la municipalité contre les stationnements en double-file montre que lorsqu’on tape au porte-monnaie, tout le monde marche droit. Tout est question d’indulgence, cette dernière a trop duré. Créez une vraie brigade des incivilités en charge de repérer et distribuer kes amendes pour crottes, mégots, crachats, bouteilles de bière, urine…»
« Que ceux qui ne règlent pas leurs amendes soient condamnés à du travail d’intérêt général effectif. Ils comprendraient ainsi l’impact de leur comportement sur nos vies ».
Vos coups de coeur
Une lectrice : « les transports en commun, bus comme tram, sont généralement impeccables ». « Contrairement à d’autres grandes villes, les grafittis sont très rapidement nettoyés ». Une autre : « Bonne idée d’avoir mis en place les poubelles connectées, ainsi que les composteurs ». Un internaute : « le réemploi des eaux usées pour le nettoiement des espaces publics est une très bonne nouvelle ».
Valérie, 56 ans : « les signalements via l’application (Allô Mairie) fonctionnent bien ».
Gilles, 43 ans : « Les agents de la propreté font leur maximum. Malheureusement, les gens sont très sales et ne respectent rien…»
Cécile, 60 ans : « Soulignons le nettoyage des plages. Une pensée pour les agents qui dès 5h du matin les arpentent pour les laver des incivilités commises le soir et la nuit par les personnes qui font la fête. C’est un travail remarquable ».
Dophie : « Je veux souligner la collecte et le nettoyage de nuit : le matin, la ville se réveille propre grâce à ce travail de fourmis. Prenons conscience de cela ! Valorisons le travail des autres ».
Eve, 49 ans : « Les espaces verts sont de plus en plus soignés, l’installation de composts urbains est une excellente démarche écologique ».
Julien, 44 ans : « le service de la FRAP est toujours très efficace », évoquant la Force Rapide Action Propreté (FRAP) créée en 2008 et dont nous suivions le travail dans ce reportage.



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