Véritable pépite du terroir méditerranéen, l’huile d’olive serait, ces temps-ci, d’une particulière mauvaise qualité. C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’UFC-Que Choisir, qui s’est intéressée aux produits achetés en supermarché.

En février dernier, nous vous dévoilions le palmarès des meilleures huiles d’olive de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Un classement on ne peut plus sérieux, car on ne rigole pas avec ce nectar faisant la fierté du pourtour méditerranéen. Il faut dire qu’elle représente un pan important du patrimoine local.

Mais cette pépite est-elle aujourd’hui en danger ? En 2023, le magazine 60 millions de consommateurs pointait déjà du doigt les substances néfastes que nous retrouvions parfois dans les bouteilles. Deux ans plus tard, l’association d’usagers « UFC-Que Choisir » s’est elle aussi intéressée à cette problématique.

Les trois quarts des bouteilles dégageaient un goût « rance »

Suite à une batterie de tests sur les produits des supermarchés, on remarque que les trois quarts de ces articles ne sont pas de bonne qualité.

Précisons que n’étaient comparées que les marques estampillées « vierge extra ». Selon l’organisme, sur les 20 mets goûtés, 15 dégageaient un arrière-goût rance, fermenté ou moisi. Deux étaient même jugés… imbuvables.

Idem pour les étiquettes « bio », qui ont été déclassées. Elles étaient au nombre de sept. Pourtant, ces denrées se vendent à prix d’or, étant presque devenues un bien de luxe, ce que nous expliquions dans cet article paru en septembre 2024. Néanmoins, en consommer est plutôt bon pour la santé, ainsi que le démontrait une étude britannique remontant à 2023.

Des huiles mélangées avec de vieilles récoltes ?

Alors comment expliquer cette baisse substantielle de la qualité ?

Le réchauffement climatique serait l’un des facteurs majeurs de cette tendance. La majorité de l’huile d’olive venant relever nos plats provient d’Espagne. Le premier producteur mondial en est venu à diviser par deux sa fabrication à cause de la sécheresse des deux dernières années. En 2023, elle est ainsi tombée 680.000 tonnes.

Parallèlement, la récolte au sein de nos frontières, qui est de 5.000 tonnes d’après le Canard Enchaîné, n’est pas suffisante pour remplir les rayons. Les montants ont ainsi doublé entre 2022 et 2024.

Et afin de conserver sa marge sur les ventes, la filière oléicole se montrerait moins regardante sur la valeur du produit. Elle n’hésiterait pas à couper avec des huiles issues de vieilles récoltes. Ceci expliquant cela…

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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