Alors que son rival Eric Ciotti s’active pour lancer sa campagne avant même la période officielle, Christian Estrosi a choisi d’enjamber (pour l’instant) l’élection au cours de sa rentrée politique. Comme si le scrutin à venir n’agitait pas le monde politique local, le maire a réservé quelques flèches… au préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux.
Les journalistes auraient presque pu recycler leurs notes de l’an passé, et on y aurait vu que du feu ! Vendredi, le maire de Nice donnait son traditionnel « festin » de rentrée, devant un jardin Albert-Ier archi-plein. Mais alors que son rival Eric Ciotti et ses équipes s’échinent déjà à tracter dans le centre-ville, Christian Estrosi a choisi de survoler la campagne tout au long de son discours.
#Municipales2026 : à Nice, Éric Ciotti lance sa campagne du « redressement »… et de la « bienveillance »#Nice06 @eciotti @2026ciotti
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Cheminant le micro à la main d’un pupitre installé sur une scène jusqu’à, on ne sait pourquoi, une autre estrade dressée quelques mètres plus loin, l’édile a pu montrer à ses ouailles à quel point l’entrée dans le jeu de son ancien ami ne le bousculerait pas.
Sans jamais citer le nom du député, le maire a défendu son bilan (grands chantiers, verdissement…) tout en revenant sur ses marottes : « la lutte contre le tourisme débridé, les Airbnb, les croisiéristes » ; « le développement d’une vraie offre étudiante, pour que nos jeunes n’aient plus à quitter à Nice » ; « les avancées du projet de station d’épuration Haliotis 2, pour que la Métropole ne manque jamais d’eau ».
Comme d’habitude, s’alarmant de « l’ensauvagement de la société », Christian Estrosi a vanté « la première police municipale de France » et un « très solide réseau de caméras », tout en rappelant l’inauguration prochaine « du plus important Hôtel des Polices mutualisé d’Europe », à la fin de l’année prochaine.
« Pas fatigué de vous aimer »
Étonnamment, s’il n’a pas vraiment tiré sur ses futurs concurrents aux élections municipales (pour lesquelles il est candidat depuis début 2024), le maire n’a pas raté… le préfet.
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Au sujet de « ces géants de mers » que le président de la Métropole veut bouter loin de son littoral, il a ainsi promis que le représentant de l’État, Laurent Hottiaux « peut bien me poursuivre devant tous les tribunaux du monde, je ne lâcherai rien. Et quand certains disent ‘coupable mais pas responsable’, je dis attention à ne pas terminer seulement coupable…»
Son prédécesseur, Hugues Moutouh, n’est pas oublié non plus ! « Nous avons eu un préfet qui nous a dit, devant le tribunal administratif, que nous devions déboulonner sous 24 heures la statue de Jeanne-d’Arc érigée à Nice-Nord. Eh bien je remercie mes services d’avoir bétonné tout de suite son socle pour que cela n’arrive pas !»
Sans s’étendre tellement sur la suite, Christian Estrosi a tout de même fait valoir que « cette ville qui avait dix ans de retard a aujourd’hui dix ans d’avance sur toutes les autres ». Et, dans un clin d’oeil, de promettre : « je ne suis pas fatigué de vous aimer. J’ai même 350.000 raisons d’avoir encore envie de vous servir. Tout simplement, comme le disait Johnny, toujours ‘L’envie d’avoir envie’.»
Le maire à coeur ouvert : les confessions de Christian Estrosi aux Niçois
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) August 31, 2025
🧶 1/4. @cestrosi : « Il y a des angoisses qui ne me quittent pas »
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