Depuis plusieurs jours et jusqu’au 5 juillet, le Théâtre national propose son Festival de tragédies, depuis les arènes de Cimiez. Que pensent les premiers spectateurs de cette nouveauté ?
« C’est un grand projet artistique pour Nice. Il se déploiera au fil des années. Cette saison, ce seront les premiers pas » précisait Muriel Mayette-Holtz, la directrice du TNN, en mai dernier.
Le Festival de tragédies - dont on vous dévoilait par ici les coulisses - est officiellement lancé. Pendant une quinzaine de jours, le répertoire classique est mis à l’honneur dans un cadre mythique, celui des arènes de Cimiez. En ouverture de bal, on a pu retrouver la représentation Phèdre de Racine, du 19 au 22 juin.

« Lieu fabuleux »
« Un flash de lumière blanche éclaire le ciel de Crète » : ces premiers mots raisonnent dans ce vestige du passé. Ce vendredi 21 juin, la troisième représentation de cette création, de Muriel Mayette-Holtz, a débuté alors que le soleil commençait tout juste à se coucher.
Pendant une heure trente, Ève Pereur, Augustin Bouchacourt, Nicolas Bouchaud et Jacky Ido ont plongé les spectateurs au cœur de cette tragédie grecque, où « deux jeunes gens, Phèdre et Hippolyte, sont face à face, piégés par le désir ».

Assis dans les gradins presque pleins, Xavier a trouvé la pièce « très bien. En particulier quand la nuit est tombée. On se sentait encore plus proches des acteurs ». Concernant la scénographie ? « Le cadre naturel avec les arbres, les pierres… C’est vraiment superbe, ça donne un côté plus réaliste. En plus, on est dans un lieu spécial, on ressent cet ADN. C’était vraiment une expérience géniale ».
Un peu plus loin, Samih est lui aussi conquis. « La mise en scène était très belle. Ça frise la folie… Au niveau émotionnel, c’était fort, touchant… Le lieu est fabuleux, j’aime beaucoup ».
Quelques points négatifs ?
Frisson, passion, souffrance… Les comédiens ont su emporter le public dans un décor voulu minimaliste : un long tapis rouge, « comme la mémoire d’un trône ». L’idée est ici de « laisser parler » ce lieu magnifique, et de ne pas le dénaturer.
Nadia a trouvé « ce moment très fort. J’aime beaucoup Ève Pereur ». Toutefois, quelques points négatifs, avec notamment les bruits des voitures qui passent tout près, sont soulignés. « Ça m’a un peu dérangé. J’étais emportée par la pièce et ça m’en sortait par moments…»

Claire était elle aussi sur place. « J’étais déjà venue l’an passé. C’était un registre plus léger, cette fois-ci c’est de la tragédie. J’avais déjà entendu les bruits la première fois, et là aussi. J’ai l’impression que c’était même un peu plus fort. Mais je ne peux pas dire que ça m’a pas gâché la pièce… C’était quand même très bien ».
Pour rappel, en juin 2023, le théâtre national de Nice a foulé ce sol pour y présenter Le Préjugé vaincu de Marivaux.
Les problèmes de circulation avaient été pointés du doigt. Des spectateurs avaient également trouvé les sièges « trop rapprochés et peu confortables ». Cette fois-ci, un seul gradin a été mis en place, au lieu de trois l’an passé. Côté confort, on ne peut pas dire qu’une amélioration soit notable. Après Phèdre, c’est sera au tour du spectacle Hélène après la chute ce mardi 25, et mercredi 26 juin.





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