Les travaux de réfection de l’église Notre-​Dame-​du-​Perpétuel-​Secours se sont terminés en juin dernier. Ce monument, désormais de couleur ocre jaune, ne demande qu’à être visité… 

Entre mars et juin 2023, l’église Notre-​Dame-​du-​Perpétuel-​Secours, dans le quartier du Mont-​Boron, s’est offerte un changement de visage. A bientôt 100 ans, elle a bénéficié d’une réfection du parvis, ainsi que d’un ravalement du dôme et de la façade côté littoral.

Aujourd’hui, si vous vous baladez dans ce secteur de Nice, vous décou­vrirez un bâtiment couleur ocre jaune, une manière d’ensoleiller les lieux. Elle est donc recon­nais­sable entre 1.000, et rayonne, même de loin.

Les motifs sur les corniches ont été réhabilités 

Eglise Mont Boron 2
Photo : Patrice Semeria /​ Commons - L'église Notre-​Dame-​du-​Perpétuel-​Secours avant la rénovation 

Autre chantier arrivé à son terme, celui des motifs stylisés ornant les corniches, qui ont été restaurés. Dans la conti­nuité des décors qui égaillaient le monument, ces dessins ont été conçus avec la technique du sgraffiti. Celle-​ci consiste à gratter ou hachurer un enduit blanc recou­vrant un fond noir ou coloré pour y faire apparaître des figures. Une tradition nous venant d’Italie.

Sur le plan histo­rique, on peut rappeler que l’édifice a été bâti en 1927 par l’architecte Jules Febvre, bien connu dans la capitale des Alpes-​Maritimes, à qui l’on doit entre autres la chapelle Notre-​Dame-​Auxiliatrice à la même époque. 

Dans sa conception, ce patri­moine niçois que l’on retrouve perché au sommet de la colline, au 34 boulevard du Mont-​Boron, est un subtil mélange des styles néo-​byzantin et Art déco. On y accède par un escalier descendant sur la route.

Éclectique !

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Cette œuvre éclec­tique de plan carré surplombe le paysage, notamment par sa coupole à la toiture bombée. En dessous, on peut y apercevoir une lanterne octogonale, elle-​même étant précédée d’un élégant porche fermé rappelant l’Orient.  

Notons que pour la mettre sur pied à la fin des années 20, les ouvriers ont utilisé une technique novatrice pour la période, celle du béton armé. Il faut aussi préciser qu’en 2012, ce lieu saint a vu sa toiture être entiè­rement rénovée.

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