Se dirige-t-on vers une gratuité des transports en commun pour l’ensemble des retraités niçois ? C’est en tous les cas une éventualité, livrée par le candidat Christian Estrosi ce mardi. Une annonce qui fait grincer des dents à gauche, en pleine campagne des municipales.
Christian Estrosi doit aborder ce mercredi un sujet crucial : les transports. Il sera interrogé lors d’une conférence de presse sur sa récente sortie au micro de TF1. Invité de l’émission « Bonjour ! La Matinale » sur la Une, le maire de la capitale maralpine s’est dit favorable à une extension du système de gratuité sur le réseau Lignes d’Azur.
Mais, attention, cela ne concernerait qu’une seule catégorie de la population. « En matière d’aide au pouvoir d’achat, là où j’accorde aujourd’hui l’abonnement gratuit sur les transports pour les retraités qui ne sont pas imposés, je vais devoir l’envisager pour tous les seniors », a-t-il déclaré.
Les enfants de moins de 11 ans et les handicapés y ont aussi droit
Comme précisé par celui qui est aussi président de la Métropole Nice-Côte d’Azur, cette mesure s’applique actuellement aux personnes âgées ayant de faibles revenus. Mais elles doivent tout de même débourser 15 euros pour les frais de gestion. Les enfants de moins de 11 ans ont également cette possibilité depuis l’été dernier, comme les aveugles, les invalides, les mutilés de guerre, les accompagnants PMR et les anciens combattants.
En revenant un peu en arrière, on se souvient que le dispositif a été expérimenté pour les 18-25 ans pendant un an, mais qu’il a été annulé en début de mandat.
Les propos du vice-président du parti Horizons n’ont pas échappé à l’opposition locale, surtout à la gauche qui porte cette idée depuis longtemps. Plus précisément, elle veut tendre vers « une gratuité progressive pour tous les Niçois, en commençant par les plus modestes », rappelle Juliette Chesnel-Le Roux, tête de liste aux municipales de l’alliance PS, Verts et communistes. Néanmoins, l’ex-ingénieure se dit agacée par cette annonce dans laquelle elle voit « un slogan électoraliste ».
Malgré la méfiance de la Cour des comptes, la gauche juge la mesure « réalisable »
Elle rappelle en effet que Christian Estrosi qualifiait récemment la gratuité, quand elle est intégrale, de « démagogique » et de « pression financière astronomique ». Mettant en avant Montpellier, qui a emprunté cette voie en décembre 2023, la conseillère municipale de Nice maintient que ce projet est « parfaitement réalisable ». Ce que la Cour des comptes mettait en doute, à la rentrée 2025.
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Juliette Chesnel-Le Roux assure qu’il s’agit du « moyen le plus juste d’accompagner la transition écologique et de répondre à la crise sociale. Ce que nous proposons, ce n’est pas un cadeau ciblé à trois mois des élections, c’est une façon globale d’envisager les transports doux : gratuité, fréquence des bus notamment sur les collines, désenclavement de l’Est de la ville et notamment de l’Ariane. »
Vif débat
Le débat est lancé. À l’image de nos confrères de RMC, chez qui les débatteurs y voient, eux aussi, une mesure « électoraliste ». On s’interroge par exemple sur le fait qu’elle ne concerne pas, pour l’instant, les « jeunes actifs précaires, alors que le taux de chômage des 18-25 ans est de 25%».
Certains ajoutent que la note sera « payée par une hausse des taxes, des impôts locaux, et une réduction des dépenses publiques dont aurait pu bénéficier la jeunesse niçoise. » Mais d’autres la réclament, espérant qu’elle aide « à arrêter avec la voiture » dans les grandes agglos.







Les élections approchent et les retraités votent.
Et vive les élections
Très bien ok mais qui va payer ? Apparemment nous , donc que avoir des idées que d autres payent : je peux faire aussi !!!