Après le fiasco de l’ancien gestionnaire, la Gare du Sud dévoilait une nouvelle formule en juillet dernier. Depuis bientôt un an, les clients peuvent donc profiter du concept « Mediterraneo»…
Elle a connu son lot de rebondissements ! Après un premier essai non-concluant avec Urban Renaissance, c’est finalement l’entreprise Iera qui a repris la gestion de la Gare du Sud.
Le 17 juillet dernier, ce bâtiment emblématique, dans le quartier de la Libération, ouvrait ses portes avec un nouveau concept de halle gourmande, Mediterraneo. Au programme : de la cuisine niçoise, grecque, espagnole, italienne et libanaise, dans un décor « bohème-sauvage ».
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Dès les premiers jours, la nouveauté a attiré son lot de curieux mais l’euphorie est vite retombée. En septembre, à peine trois mois après, la nouvelle offre ne faisait déjà plus le plein, en particulier le midi.
Pour beaucoup, les tarifs trop élevés et le manque de variété posaient problème. Face aux critiques, le groupe Iera a annoncé en octobre dernier « retravailler ses prix et sa formule », avec notamment, la mise en place d’un menu « entrée + plat » ou « plat + dessert » à moins de quinze euros. Alors que ce lieu fêtera bientôt son premier anniversaire, que retenir des derniers changements ? Les clients sont-ils vraiment au rendez-vous ?
Du monde le soir
Nice-Presse s’est rendu sur place ce mardi 21 mai, dans la soirée. Aux alentours de 20 h 30, l’établissement n’était pas rempli à bloc, mais il y avait tout de même du monde. Reste à préciser qu’un showcase du rappeur parisien Lord Kossity s’est tenu un peu plus tard.
Karine est venue profiter de l’événement entre amis : « je suis agréablement surprise. C’est la première fois que je reviens depuis très longtemps. Je connaissais l’ancienne formule, je préfère largement celle-là. C’est un lieu de rencontre avec plein de choses différentes ».


Nathalie mange ici « deux/trois fois par mois ». « J’habite juste à côté. J’aime bien l’ambiance et il y a souvent des animations. Je trouve qu’il y a plus de choix et que les prix restent raisonnables ». Côté fréquentation, cette habituée nous précise : « il y a quand même du monde, surtout le soir ».
Nous sommes retournés à la Gare du Sud, jeudi 23 mai, une soirée « basique ». Force est de constater que la première salle à l’entrée est remplie à 20 h 30. En revanche, celle du fond est quasiment vide. À l’étage, quelques personnes sont installées.
Carla fait partie des clients qui viennent régulièrement. « C’est magnifique, le lieu a été super bien réhabilité et l’équipe est très sympa. Les thèmes des soirées sont superbes et c’est festif. Je pense qu’ils ont vraiment fait des efforts pour revoir les cartes ». Seul bémol : « c’est un peu cher pour le quartier ».
Toujours trop cher ?
Marie partage ce constat : « c’est un peu cher… Et ça manque de variété au niveau des plats. Il n’y a pas beaucoup de choix. Je pense que je préférais même avant. Chacun pouvait prendre ce qu’ils voulaient, on pouvait manger de tout ».
Mais alors justement qu’en est-il des prix ? Pour un couscous merguez, par exemple, il faut compter 13 euros 90, pour une pièce de bœuf au poivre vert avec frites, 15 euros. Du côté des produits à partager : les beignets de fleurs de courgette sont à 10 euros et la socca à 3 euros 90… Aucune formule n’est proposée pour le moment. En revanche, des nouveautés sont observées.


La mi-journée ? Ce mercredi 22 mai, à 13 h, la salle est quasiment vide. Même constat pour la terrasse. Seules quelques personnes sont attablées.
Du côté de l’événementiel, des soirées ont été mises en place progressivement. Par exemple, des bals musette le jeudi, ou encore des apéros festifs Afro Station le jeudi. Des jeux (payants) ont récemment été ajoutés à l’étage avec un billard, des fléchettes, du retrogaming ou encore un simulateur de voiture.

Mediterraneo : « Il faut du temps pour arriver à la bonne formule »
« La fréquentation est plutôt bonne. On est contents de voir que l’on a des habitués, de la récurrence » fait valoir Julien Oheix, l’un des associés.
« Sur tous les moments de la journée on a du monde, le matin, le midi et le soir. Ça laisse augurer de bonnes choses pour la saison estivale. Depuis quelques temps, on voit une belle progression. Il y a certains jours, où oui, c’est assez calme mais si on prend la tendance sur tous les jours de la semaine, c’est plutôt bien ».
« Avec un établissement de cette taille là, il faut du temps pour arriver à trouver la bonne formule. On a testé pas mal de choses depuis l’ouverture ». La semaine dernière, « une nouvelle carte pour l’été a été lancée avec des nouveaux produits. Elle est plus étoffée et diversifiée ».
Concernant les tarifs parfois critiqués : « ils sont tout à fait accessibles avec des prix d’entrées qui restent hyper abordables. Bien sûr, comme dans tous les restaurants, certains plats demandent plus de préparation, ou des produits plus rares, et donc les gammes de prix sont un peu plus hautes ». Toutefois, « on reste dans la lignée de ce que l’on dit depuis le début : des prix populaires et accessibles ».
« On a étoffé notre offre, avec du ludique à l’étage ». Pour les événements, plusieurs tests ont été réalisés également. « La Gare du Sud n’est pas une boîte de nuit et ne le sera jamais, l’idée est de proposer une offre qui puisse satisfaire tout le monde. On essaie de travailler des thématiques différentes ».





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