Neuf romans sont en compétition pour remporter la deuxième édition du Prix Max Gallo. Une récompense littéraire remise depuis peu par la Ville de Nice. Après Darwin, le dernier chapitre de Michel Moatti, lequel de ces textes mêlant fantastique et grande histoire remportera la palme ?
Fin du suspense le 14 novembre prochain, lorsque sera dévoilé le grand gagnant du Prix Max Gallo. Ce concours littéraire est organisé par la Ville de Nice, la première édition ayant eu lieu en 2024. Pour cette deuxième année, le jury doit trancher, avec une sélection de neuf textes mélangeant les genres. Le gagnant succèdera à Michel Moatti, auteur de Darwin, le dernier chapitre.

Dans le panel d’observateurs, nous retrouvons des écrivains et des historiens, souvent les deux : Marielle Gallo, veuve de Max Gallo, Henri-Christian Giraud, Didier Le Fur, Maryvonne de Saint Pulgent, Jérémy Guedj et Pascal Ory, de l’Académie française. Il leur faudra désigner le vainqueur parmi neuf titres publiés en 2025, de janvier à août.
« L’orpheline du temple » de Victoria Mas
Janvier 1794, la Révolution gronde encore en France. L’un de ses plus fervents défenseurs, Joseph Herbelin, dix-neuf ans, est choisi pour être le gardien d’une prison. Mais il ne s’agit pas de n’importe quelle geôle, car y est gardée captive la fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette : Marie-Thérèse. Tiraillé entre ses sentiments pour la prisonnière et ses idéaux, le héros voit petit à petit ses convictions voler en éclats au fil de ce roman épistolaire…

« Mission en terres barbaresques » de Geneviève Chauvel
Au cœur des actuelles Tunis et Alger, au XVIIe siècle, ce livre retrace le parcours père Jean Le Vacher, envoyé en terre arabe afin secourir les chrétiens enfermés dans les bagnes. Il a alors 28 ans, et voit son destin basculer dans une épopée incroyable. Celle-ci le fera d’abord simple missionnaire, puis vicaire apostolique du Pape et consul de France, au service de Louis XIV. Sa fin tragique lui permettra de rester à jamais un martyr.
« Les loups de Tanger » de Jacques de Saint-Victor
Tout autre décor dans ce livre qui nous plonge dans les méandres de la French Connection. Une organisation gérant le trafic d’héroïne aux États-Unis depuis la France. Nous sommes au milieu des années 50, en 53 précisément, deux amis, Théo, étudiant, et Max, reporter, se trouvent mêlés aux activités de ce réseau mafieux. Ils sont à Tanger, mais leur enquête les conduira à Marseille, en passant par Naples et Ajaccio, levant le voile sur l’une des plus grandes entreprises criminelles de ce siècle !
« L’ardente et très secrète » Miles Franklin d’Alexandra Lapierre
Elle est l’une des autrices les plus renommées des Antipodes. Miles Franklin a dû se battre dans un monde gouverné par les préjugés et la misogynie après la publication d’un best-seller à seulement 20 ans. Mais la découverte de son identité - elle écrivait sous un pseudonyme masculin - la heurtera profondément. Elle s’en va alors, direction l’Amérique, pour une vie de luttes entre féminisme et aide aux plus démunis. Amitiés avec des personnalités, amours tourmentés… Une femme en quête de liberté.
« L’annonce » de Pierre Assouline

- LIRE SON INTERVIEW… « Nous sommes face à un antisémitisme musulman, instrumentalisé par la gauche » : Pierre Assouline se confie à Nice-Presse
Lui est étudiant à Paris et volontaire pour aider en Israël. Elle est une soldate israélienne. Ce texte nous conte les péripéties bouleversantes de Raphaël et Esther durant la guerre du Kippour en 1973. Un écho aux événements qui se déroulent actuellement à Gaza et au Moyen-Orient, où l’horreur du conflit frappe à nouveau, cinquante ans plus tard. Avec un espoir de paix ces jours derniers.
« La mort du procureur impérial » de Frédéric Vitoux
Un “cold case”, des procès retentissants, une enquête orientée ou mal menée, des innocents condamnés… Tout commence dans la nuit du 19 au 20 mars 1817, lorsqu’un ancien Procureur impérial, Fualdès, est assassiné. L’affaire est énorme, ténébreuse, et notamment incarnée par Clarisse Manzon, l’accusatrice qui publiera ses mémoires depuis la prison. Avec pour prête-plume Henri de Latouche, qui fait d’elle un véritable personnage de roman. Mais pas seulement, car cet homme parfois oublié du grand public a joué un rôle immense dans la littérature française du XIXe siècle, de George Sand à Honoré de Balzac.

« La Vie brève et les grands chemins » de Carine Fernandez
Véritable fresque de la situation de l’Europe au XVIIIe siècle, ce titre nous emmène sur les chemins des Flandres, de Madrid ou encore à Paris, au sein d’un continent où le tumulte des peuples grandit en ces temps révolutionnaires. Nous suivons l’aventurier castillan Léandro Urbina de Piedraescrita, emprisonné à Minorque au retour d’un périple en Orient. Il tombe amoureux de Zénobia… une belle femme promise à un autre.
« Les Barbelés » d’Antoine Flandrin
Dans le petit village de Saturnac, Jules Marsac et René Ravidol sont deux jeunes garçons ayant vécu les horreurs de la Première Guerre mondiale. À peine ont-ils le temps de traverser quelques années paisibles qu’un nouveau conflit éclate, coupant la France en deux. Pour les deux hommes tout juste adultes vient le temps du choix du camp défendu. Une décision qui les séparera pour toujours.
« Païenne » de Catherine Clément
En 392 après Jésus-Christ, la christianisation de l’Empire romain est en marche, en même temps que celui-ci se disloque. Un monothéisme intransigeant qui fait couler beaucoup de sang. Pendant ce temps, à Delphes, qui n’est autre que le sanctuaire d’Apollon, la pythie Aglaé IV va prononcer un ultime oracle, emportant avec elle les derniers vestiges du paganisme.



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