Forte d’une grande tradition gourmande, la Côte d’Azur sait marier ses bons plats avec des alcools très recherchés, issus d’exploitations locales. Une autre manière de découvrir le territoire azuréen…
Que vous soyez amateurs de vins ou plutôt de spiritueux, les Alpes-Maritimes auront de quoi vous surprendre et vous combler !
On sait que Nice et ses alentours jouissent d’une forte réputation grâce à ses nombreuses spécialités culinaires. Citons pêle-mêle la socca, la pissaladière, le pan-bagnat et même l’huile d’olive.
Pour accompagner ces plats, ou tout simplement déguster d’excellents produits régionaux, la Côte d’Azur dispose de quelques boissons de renom. Variées, allant du rouge au blanc, en passant par le rosé, mais aussi des breuvages plus forts comme le gin, le pastis et le rhum.
Les vins du Bellet, uniques en France
Commençons par évoquer les vins du Bellet, une appellation d’origine contrôlée qui englobe les exploitations installées sur les collines niçoises. On peut d’ailleurs ajouter qu’elle est la seule de ce genre en France. Aucune autre AOC n’est entièrement implantée sur une grande agglomération.
Les productions - rouges et blancs en majorité, mais aussi du rosé - sont fêtées chaque année au cours de portes ouvertes festives célébrant le vignoble. Parmi les principaux représentants de ce label, nous avons le Château de Crémat et son architecture unique. Mais il n’est pas seul, comme nous l’expliquions dans cet article. Au total, la dénomination couvre environ 650 hectares sur les coteaux.
Classé depuis 1941, cet espace est érigé sur des terres exploitées par des vignerons dès le Ve siècle avant Jésus-Christ. Il est ainsi l’un des plus anciens de France, et ce n’est donc pas anodin que les boissons soient parvenues à séduire le roi Louis XIV ou encore l’ancien président américain Thomas Jefferson.
Un rhum niçois, le Tue-Diable
Passons ensuite aux spiritueux avec la marque Tue-Diable. Derrière ce drôle de nom, se cache une distillerie née dans la capitale maralpine. Tenue par un fils de marin, et passionné de l’histoire corsaire, et sa femme, l’entreprise existe depuis 2016. Nous vous la présentions d’ailleurs à travers ce reportage paru en 2022.
Le couple n’était pas destiné à commercialiser ses créations mêlant tradition et exotisme. L’aventure commence dans sa cave après avoir trouvé « un bouquin de recettes dans une brocante ».
De fil en aiguille, les bouteilles se vendent comme des petits pains. Le rhum nissart était lancé. Aujourd’hui, il existe sous diverses formes, mais le classique, confectionné « comme un parfum », propose des notes de vanille et d’amande…
Le gin 44°N en l’honneur de Grasse
Vous préférez le gin ? Aucun problème avec le 44°N, que l’on doit au fabricant Comte de Grasse. Sa dénomination provient du 44e parallèle Nord passant non loin de sa commune de naissance. Un emplacement qui ne doit rien au hasard au vu de la technique de confection.
Pour l’obtenir, il faut combiner les mécanismes traditionnels de la parfumerie avec ceux de la distillation moderne. Ajoutons qu’elle est produite dans une ancienne parfumerie du XIXe siècle, de 1820, demeure ancestrale de Bertrand Roure&Fils.
Le pastis existe aussi à Nice
Boisson iconique du Sud, le pastis a également sa version niçoise. Inaugurée en 1981 par Gil Florini, la recette est à présent défendue par Charlotte Rambaut et Julien Lasalle, que nous avions rencontré en 2021. L’élixir est obtenu en suivant un procédé jalousement gardé, comprenant notamment 26 plantes et épices.
Fenouil, réglisse et autres herbes typiques de la Baie des Anges valorisent ce breuvage anisé. Après quasiment 40 ans, la marque a néanmoins failli disparaître, avant qu’elle soit reprise par les deux entrepreneurs. Précisons qu’au départ, le Père Florini réalisait la liqueur à Utelle, avant de déménager rue Vernier pour garder l’appellation « Pastis de Nice ».
Un zeste de citron, avec le limoncello de Menton
Enfin, nous pouvons conclure ce tour des alcools des Alpes-Maritimes par le limoncello de Menton. Quoi de plus logique que de voir la ville du citron posséder sa propre bouteille ? Elle s’appuie sur une base exceptionnelle qualitativement, à savoir son fruit labellisé IGP.
Pour y arriver, il faut extraire les huiles essentielles conservées dans les zestes. De nos jours, la préparation respecte encore les méthodes ancestrales, apportant une touche de fraîcheur, tout en surprenant par ses notes généreuses.



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