Pop et engagée : “Jaccuse”, la toute jeune marque niçoise qui veut pointer du doigt “ce qui meurtrit notre société”

Deux jeunes de Saint-Roch lancent une marque vestimentaire éthique et engagée, qui veut constituer un “soutien affirmé des associations” et un “moyen de sensibiliser la jeunesse à toutes les causes qui la concernent directement”. Nice Presse a échangé avec ses deux fondateurs.
Marque niçoise Jaccuse
Photos : © Jaccuse

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FAITS DE SOCIÉTÉ — Contrairement à beaucoup d’entre nous, le confinement ne les a pas seulement encouragés à devenir des pros de la pâtisserie ou d’Animal Crossing. Depuis chez eux, Walid et Thomas, 24 ans, ont planché sans se démonter sur leur idée de marque de vêtement pendant plusieurs semaines.

Il faut en avoir du courage pour lancer une start-up dans un tel contexte ! Mais c’est justement d’un certain “courage” dont Jaccuse (“évidente allusion au combat de Zola”), leur bébé tout juste lancé, compte bien porter les couleurs. Sur leur site et les réseaux sociaux, avant même de découvrir les premiers sweats et tee-shirts de la nouvelle enseigne, ce sont des figures loin d’être inconnues que l’on a pu apercevoir.

Jaccuse marque Niçois engagée

“Simone Veil, John Kennedy, Michael Jordan, Coluche, Zidane, Martin Luther King, Banksy… Effectivement, nos inspirations sont vastes !” reconnaît Walid auprès de Nice Presse ce mercredi 29 juillet.

“Ils dégagent tous quelque chose, des valeurs dans lesquelles on se reconnaît, un engagement qu’on a envie de partager…”

Si les pièces proposées par Jaccuse, parfaitement en phase avec le streetwear en vogue chez les millenials, devraient parler à du monde chez les jeunes, faire du “beau” est loin d’être le seul objectif du projet.

Jaccuse marque Nice engagée

On veut toucher, responsabiliser ceux qui vont porter nos vêtements. C’est pour ça qu’on a des évènements en tête pendant lesquels on ira au contact du public pour faire passer le message”. Chaque ligne correspond à une “Cause collection” bien précise (“Venus”, en ce moment).

Là encore, ce sont les fondateurs Thomas et Walid qui en parlent le mieux :

Pour ‘Venus’, les vêtements Jaccuse sont orange : une couleur chaleureuse, optimiste. C’est le sentiment et la force que l’on veut apporter aux femmes victimes de violences conjugales.”

Et plus que ça, la marque veut constituer un réel soutien pour les victimes dont elle se fait le porte-voix : “Un pourcentage de nos ventes sera reversé à la Fondation des femmes qui fait un travail exceptionnel sur ce sujet. Et ce sera toujours comme ça, à chaque fin de collection, nous apporterons un soutien financier à l’association dont on veut soutenir les valeurs”.

Simone Veil Jaccuse Nice
La niçoise Simone Veil, combattante du Droit des Femmes, inspiration affichée de Jaccuse, ici en 1979. Photo : Claude Truong Ngoc

Soutenir, et dénoncer “ce qui meurtrit notre société”. D’où l’empreinte qui forme leur logo : “Il y a une idée de rassemblement. Tout le monde peut s’identifier à notre marque, chaque humain possède une empreinte digitale. C’est un symbole universel”.

Mais c’est aussi l’image du doigt, “pointé vers ce qui doit disparaître”. Le racisme, notamment, qui devrait faire l’objet d’une prochaine collection, entre autres maux à combattre.

Basée sur le e-commerce, la startup n’a pas eu besoin de beaucoup de financements pour se lancer. Niveau comm’, tout se passe sur les réseaux sociaux.

Autant sur leur concept, que l’on sent travaillé depuis pas mal de temps, Thomas et Walid sont prolixes, autant sur-eux même, c’est silence radio. Originaires de Saint-Roch, l’un des jeunes est passé “par la banque, après avoir bossé dans le textile” et l’autre vient “de la restauration”.

Pour le reste, pas trop de détails. “C’est de notre projet dont on doit parler. Le message c’est lui, pas nous” pose Walid. “C’est Jaccuse qui s’exprime… et qui sera maintenant toujours là pour celles et ceux qui doivent se faire entendre!”


Poussée d’engagement dans la jeunesse niçoise. Début juin 2020, dans la foulée du mouvement “Black Lives Matter” aux États-Unis et en France, une étudiante azuréenne de seulement vingt ans, Emma B., a organisé avec d’autres jeunes une marche pacifique dans la cité des Anges contre le racisme et les violences policières. Une initiative remarquée qui lui a valu d’être qualifiée par Nice-Matin de “nouveau visage de l’anti-racisme”. Nous l’avions rencontrée quelques jours avant l’évènement.


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Le site de Jaccuse par ici

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