Entre ses maisons de pêcheurs colorées et son atmosphère de village méditerranéen, le Cros-de-Cagnes cultive son héritage. Mais cette identité, forgée par plus d’un siècle d’histoire, se trouverait aujourd’hui menacée par un projet immobilier situé près de l’allée des Villas Fleuries. Un programme qui « ne profiterait qu’à une quinzaine de familles », selon ses opposants, et risquerait de dénaturer un bâti ancien, précieux témoin du passé.
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À la tête de cette fronde, Jean-Pierre Woignier, président de l’association « La Casa du Cros », assume pleinement son combat . « Nous ne sommes pas contre le développement, mais il doit se faire dans le respect de ce que représente ce quartier. Le Cros, ce n’est pas seulement un front de mer, ce sont aussi ces villas centenaires, nées à une époque où l’on pensait déjà au tourisme et à la convivialité. »
Le site visé est emblématique : construit dans les années 1920 par un Argentin visionnaire, il formait un complexe cohérent, avec hébergement, restaurant, dancing et même un cinéma. Avant que l’endroit sélectionné pour aménager le nouveau projet devienne une friche dont il faut bien faire quelque chose d’utile.

Petit à petit, l’ensemble a été vendu, lot par lot, jusqu’à être repris par des pêcheurs, qui y ont trouvé un habitat simple et fonctionnel, à quelques pas de la mer.
« Ces maisons ont vu passer des générations entières de familles crossoises » raconte Jean-Pierre Woignier. « Elles sont modestes, à peine 45 m² au sol, mais elles font partie de notre mémoire collective. »
Le projet immobilier, lui, prévoit des villas et appartements en accession. Pour l’association, le problème dépasse la seule question esthétique .
Un héritage vraiment menacé ?
« Pour construire, il faudra creuser à quelques mètres de fondations anciennes. On joue avec un patrimoine fragile. Et l’on risque aussi des remontées d’eau, typiques de ce secteur proche de la nappe phréatique. »
L’association ne se contente pas de dénoncer . Elle propose son alternative. Un projet qui inclurait une maison de santé, une crèche, une salle polyvalente et des bureaux associatifs, entourés d’un jardin collectif et d’une allée verte.
L’idée ? Offrir des équipements essentiels tout en rénovant l’existant, et en préservant les espaces à valeur patrimoniale. La Ville estime de son côté que l’habitat est une priorité, d’autant que les services publics évoqués « existent déjà ».

« On nous accuse de défendre nos intérêts particuliers » souffle Jean-Pierre Woignier. « Mais nous avons recueilli 4 .600 signatures, alors que la zone concernée compte à peine une centaine d’habitants. Ce soutien montre bien qu’il s’agit d’un projet de quartier, pas d’un caprice de riverains. »
La bataille se joue désormais sur le terrain juridique . Un recours a été déposé devant le tribunal administratif, avec une décision attendue d’ici fin 2025. En cas d’échec, l’association promet d’aller jusqu’au Conseil d’État.

Pour ces habitants, ce combat dépasse la simple opposition à un permis de construire. Il s’agit de préserver l’âme d’un quartier façonné par les pêcheurs venus s’installer au début du XXe siècle.
« Le Cros a déjà payé un lourd tribut à l’urbanisation » pense Jean-Pierre Woignier. « Cette fois, nous voulons être acteurs de notre avenir, pas spectateurs. Notre projet, c’est celui d’un village qui se donne un cœur battant, utile à tous, et respectueux de son histoire. »
CE QUE DÉFEND LA VILLE
La municipalité de Louis Nègre évoque, elle, un dessein qui s’oppose « à la spéculation » et une « requalification de grande qualité urbanistique ». En réponse, elle assure que « cette opération transforme l’ancienne friche urbaine qui servait de parking aux riverains en lieu de vie et d’habitation, en harmonie avec l’esprit de village du Cros. Le programme comporte 22 logements sociaux, 7 réhabilités, 15 logements neufs dont 9 villas accessibles uniquement par l’avenue de Nice. » Le conseil municipal d’octobre 2023 a autorisé la société ERILIA à déposer un permis de construire. Par ailleurs, l’Architecte des Bâtiments de France a émis un avis favorable.




Je suis riverains je ne me sens pas menacé bien au contraire
L appat du gain des promoteurs menace dans toutes les régions les nappes phréatiques
Bonne chance à ce voisin j’adhère à ses démarches l’ennui c’est que la loi Duflot a tout changé @
résultat un promoteur qui rachète 3 Terrans contigu peut construire un immeuble sauf à faire valoir en justice quz c’est contraire à l’esprit de la Loi qui permet d’agrandir une habitation mais pas trois
Ils ont bien raison de vouloir conserver un patrimoine, reflétant les origines du Cros.
Mais le Maire, préfère le béton.
2026,réglera peut être le problème..