Deux Monuments historiques de plus dans le département varois ! En ce mois de novembre, deux sanctuaires à Hyères et à Plan d’Aups ont obtenu leur inscription officielle au coeur de la liste des sites préservés… Avec un pic de fréquentation évidemment attendu.
En juillet 2025, le Var comptait plus de 340 sites disposant d’une protection au titre des Monuments historiques. À présent, la collectivité en possède deux de plus, puisque de nouveaux lieux renommés ont intégré la liste. Des endroits qui regorgent de nombreux points communs, à commencer par leur usage, à la fois religieux et spirituel.
En effet, ce sont deux sanctuaires, l’un à Hyères - Notre-Dame-de-Consolation - et l’autre à Plan d’Aups, la fameuse grotte de la Sainte-Baume. Ils rejoignent le château d’Aiguines, les remparts de Bargème, la chapelle Saint-François-de-Paule à Bormes-les-Mimosas, la Chartreuse de la Verne à Collobrières ou encore le jardin de la maison Noble à Toulon.
Le sanctuaire Notre-Dame-de-Consolation reconstruit après la Seconde Guerre mondiale
Le premier a connu un destin particulier, puisqu’il a été détruit le 15 août 1944 lors du débarquement de Provence. Seules deux statues de la Vierge ont échappé à l’anéantissement. L’établissement a été reconstruit dans les années 50. Inauguré en 1955, il a totalement changé de parure sous l’influence l’architecte hyérois Raymond Vaillant, du sculpteur Jean Lambert-Rucki et du maître-verrier de Chartres Gabriel Loire.
Au-delà de son importance dans le patrimoine de la localité, le secteur est surtout considéré comme un espace de pèlerinage ancestral. C’est un point de rassemblement majeur, principalement au moment de la fête de l’Assomption de la Vierge, le 15 août. Les fidèles se dirigent alors vers la colline de Costebelle, où s’élève l’édifice.
À noter que plusieurs messes hebdomadaires se déroulent encore en son sein les lundis, mercredis, vendredis et le week-end. On y découvre aussi une boutique qui reçoit les visiteurs du lundi au dimanche. Auparavant dédiée à saint Michel, la chapelle remonterait au XIe siècle selon les premières mentions découvertes.
La mystique grotte Sainte-Baume
La Sainte-Baume mélange nature, spiritualité et histoire. Les pèlerins sont attirés par cette grotte et sa légende fascinante autour de sainte Marie-Madeleine. D’après les récits, la disciple du Christ aurait fini ses jours dans cette cavité isolée après avoir fui la Palestine. Une croyance qui en fait une destination incontournable pour les Chrétiens depuis le Moyen Âge.
Pour y accéder, il vous faudra emprunter le « chemin des Rois » qui a été foulé par des souverains français. En plus de l’antre, on y observe un couvent et la chapelle du Saint-Pilon. On rallie le site seulement à pied, une marche qui offre des instants uniques, hors du temps.
Et une fois au sommet de ce majestueux massif, on ne peut qu’admirer le paysage. Un panorama idyllique sur le Ventoux, la montagne Sainte-Victoire et le Luberon. Un tableau absolument époustouflant, complété par une immense forêt ancienne, pratiquement mystique, constituée de hêtres, d’érables et de pins.







À l’époque de Marie-Madeleine (Ier siècle), la région ne s’appelait pas « Palestine » au sens administratif. Elle faisait partie de la province romaine de Judée, avec la Galilée, la Samarie, etc. La province ne sera rebaptisée « Syria Palaestina » qu’après la révolte de Bar Kokhba, vers 135 apr. J.-C., sous l’empereur Hadrien, soit bien après la vie de Marie-Madeleine. Parler de « Palestine » pour son époque est donc un anachronisme historique.