D'après une nouvelle étude, un grand nombre de personnes âgées seraient en situation de "mort sociale" en France. Dans notre région, nos aînés sont tout de même moins isolés qu'ailleurs.

C'est un triste bilan pour les seniors de plus de 60 ans. Selon une étude de l'association Les Petits Frères des Pauvres, 530.000 personnes seraient dans une situation de "mort sociale", c'est-à-dire l'essentiel de leur temps sans aucun contact humain.

En 2017, date du dernier travail mené, elles étaient 300.000 dans cette situation. Cette augmen­tation est en partie due à la crise sanitaire qui "a précipité les personnes âgées qui avaient un tissu relationnel fragile dans un isolement intense", suite aux confinements.

Il y a quatre ans, ils étaient 900.000 à être isolés des cercles familiaux et amicaux. Ils sont aujourd'hui 2 millions et 1 seniors sur 5 n'a plus de relations amicales, soit 3,9 millions d'individus, contre 1,5 millions en 2017.

L'asso s'est basée sur les liens avec la famille, les amis, le voisinage et les associa­tions. Face à cela, elle suggère de "faire de la lutte contre l'isolement un axe majeur dans la construction de politiques publiques de prévention de la perte d'autonomie". Le collectif souhaite également la production de "données officielles régulières sur la solitude de la population".

Et chez nous ?

Malgré la dureté de ce bilan, la région Provence-​Alpes-​Côte d'Azur affiche des chiffres moins inquié­tants. 1% des personnes âgées du terri­toire sont confrontées à cette "mort sociale", contre environ 3% à l'échelle nationale.

L'exclusion numérique est aussi moins forte, avec 15% des seniors qui en sont victimes, contre 20% pour l'ensemble de l'Hexagone.

À Nice, sur 100.000 personnes âgées, 6.000 "sont consi­dérées comme très isolées" développait dans nos colonnes Françoise Monier, adjointe au maire en charge de ces dossiers.

Pour lutter contre cette solitude, la mairie a mis en place plusieurs projets, axés notamment sur l'intergénérationnel, comme des ateliers numériques au cours desquels des étudiants jouent le rôle de "parrains".

Mis en place durant les confi­ne­ments, les rendez-​vous "Rencontrons-​nous" sont amenés à perdurer encore pour favoriser la création de liens. Le retour de nos aînés sur les bancs de la fac' est également proposé à Nice, comme nous vous le présen­tions dans cet article.

Le 16 septembre, la Ville présentait la kyrielle d'activités qu'elle déploie : chorale, visites du Théâtre national et de l'Opéra, ateliers de cuisine, de sport… Avec "Quinqua+", les 55–65 ans ne sont pas en reste, avec des évène­ments programmés sur des horaires compa­tibles avec leur activité professionnelle. 

Dans notre ville, d'après l'INSEE en 2018, 30% de la population avait plus de soixante ans.

Lire aussi >> REPORTAGE. À Nice, c'est la rentrée pour les activités destinées à nos 100.000 seniors !


Étude réalisée entre le 6 et le 20 avril 2021 auprès d’un échan­tillon national repré­sen­tatif de la population française métro­po­li­taine de 1 503 personnes âgées de 60 ans et plus.

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