Ceux qui refuseront de louer leurs locaux commerciaux devront s’acquitter dès 2027 d’une pénalité décidée par la Ville. Les sommes perçues seraient reversées à des associations. L’idée, voir moins de rideaux baissés dans les quartiers.
Le nom est bien urbain, il s’agit tout de même d’une sanction. La « contribution incitative sur les locaux commerciaux vacants », c’est ce que compte dégainer la mairie de Nice pour taper au portefeuille les spéculateurs de l’immobilier.
Christian Estrosi, entouré des pontes du tissu niçois, dressait un bilan vendredi, lors d’une conférence de presse. « Je suis excédé de voir cette vacance alors que nous avons tant investi pour embellir Nice » a ainsi soufflé l’édile. Le taux de rideaux baissés « atteint 10,64% au niveau national. Nous faisons mieux, avec 8%. Mais tout de même. »
« Parfois, cela s’explique par le niveau de la délinquance. Nous savons par exemple que des difficultés se posent à la Madeleine, par endroits sur Gambetta et Cessole. L’un va avec l’autre. Il y a moins d’insécurité quand il y a de la lumière et du passage dans nos rues ».
« Grâce à nos requalifications, les choses vont mieux pour la place du Pin, pour Joffre. À Gambetta Sud, il y a un frémissement, insuffisant. Il faut tout faire faire pour que les biens commerciaux soient loués et que le secteur vive. Pas à n’importe quel prix. Nous userons de notre droit de préemptions à chaque fois que nous pourrons éviter que n’importe quoi n’ouvre ».
« Nous soutiendrons davantage les associations de commerçants »
D’où l’arrivée en fanfare de cette « contribution incitative ». Concrètement, les propriétaires qui refuseront de louer leur bien commercial plus de deux ans seront financièrement sanctionnés par la Ville, à partir de 2027, avec des sommes alourdies si la spéculation se poursuivait au fil des années.
En réalité, la commune assure que le dispositif sera organisé de telle façon que seuls ceux qui assumeront un vrai refus seront pénalisés. « Si un petit détenteur ne peux mettre à disposition un local qu’on lui aurait saccagé parce que les travaux seraient hors de sa portée, il faut plutôt l’aider, avec un accompagnement personnalisé, mis à disposition par nos services et sans doute avec la chambre de commerce (CCI)».
Représentée par son président Jean-Marie Debaisieux, la Fédération du commerce et de l’artisanat (FCNA) a « salué cette initiative, qui était réclamée depuis longtemps ».
Que deviendront les sommes perçues ?
Les explications de Christian Estrosi : « Si tous ceux qui devaient s’acquitter de cette contribution le faisaient aujourd’hui, la Ville toucherait 1,2 million d’euros. Vous voyez qu’il ne s’agit pas là pour nous de trouver de l’argent, parce qu’on ne boucle pas un budget avec ça. Notre accompagnement réduira l’assiette des propriétaires concernés (50 à 60% des biens seront replacés à la location, estime-t-on). Et ce qui sera perçu sera reversé aux associations de professionnels, pour valoriser l’activité locale ».







inadmissible !!!
L’idée est excellente mais il faudrait aussi veiller à réglementer les loyers,les petits commerçants ne peuvent plus payer les loyers qui s’envolent