Les habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur se sentent-ils en sécurité dans leurs départements respectifs ? Les données du ministère démontrent que la région Sud est soumise à de fortes disparités en fonction des territoires…
Aujourd’hui, cette donnée est devenue essentielle pour bon nombre de Français. La sécurité figure parmi leurs préoccupations. Ainsi, en 2023, 21 % des 18-74 ans ont déclaré se sentir, souvent ou de temps en temps, en insécurité.
Une telle statistique n’existe pas encore à l’échelle régionale et départementale pour 2023. En revanche, le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a partagé dernièrement ses résultats locaux pour 2022. Au-delà des chiffres, l’enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité » menée par le ministère de l’Intérieur permet de mieux cerner le sentiment qui se diffuse largement dans l’Hexagone (+3 points en un an). Nos confrères du Figaro ont confronté ces résultats à d’autres indicateurs comme les crimes et délits enregistrés ou encore la présence policière.
Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence logiquement éloignées du sentiment d’insécurité
Ils ont ainsi construit une carte de France, département par département, afin de mieux rentre compte de la situation. Il en ressort que, nourri par de nombreux facteurs, le ressenti d’insécurité est loin d’être homogène dans le pays. Et la région Sud ne fait pas exception à cela, illustrant même parfaitement cette observation.
Nous avons ainsi d’un côté deux très bons élèves en la matière, dont les Hautes-Alpes, avec un taux d’insécurité pour 1000 résidents de 84. C’est mieux que dans les Alpes-de-Haute-Provence (114 ‰). Ajoutons que les Alpes-Maritimes s’en sortent plutôt bien avec un taux de 188 ‰, étant classées 73e dans la hiérarchie des collectivités départementales !
Voici la carte de France du sentiment d’insécurité selon @Le_Figaro.
L’article relève que « L’insécurité ressentie correspond assez fidèlement à la criminalité relevée par la police et la gendarmerie ».
Autrement dit : les Français se sentent en insécurité… quand ils sont en… pic.twitter.com/PDpDvcBN70— Samuel Lafont (@Samuel_Lafont) January 15, 2025
Nice, plutôt bon élève en la matière
Concentrant de forts afflux touristiques et de richesses, le secteur maralpin - notamment Nice - est soumis à une forte pression. La sécurité est ainsi l’un des principaux postes d’investissement de l’exécutif niçois (11,6 millions d’euros en 2025). À la fin de l’année, la localité sera dotée du futur Hôtel des Polices (nationale et municipale). En plus des nouvelles caméras de sécurité et des bornes SOS dans les rues, 50 agents devraient être recrutés pour gonfler les rangs de la police municipale.
Souvent considérée parmi les grandes villes françaises les plus sûres, la capitale azuréenne recense un nombre d’infractions élevé, mais à mettre en comparaison avec une population grandissante lors de la haute saison. Ainsi, son taux de criminalité relevé en 2023 était de 7,72 pour 100 unités d’habitation, loin des premières places du classement de l’été 2024 pour les stations balnéaires.
Plus globalement, nous vous révélions en novembre 2024 les chiffres de la délinquance à Nice via un rapport Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD). Parmi les données à ressortir, soulignons que les faits relevés par les forces de l’ordre ont stagné dans la Baie des Anges, avec une très légère diminution entre 2022 et 2023, -0,1%.
Les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse se détachent… dans le mauvais sens
Si trois départements parviennent globalement à tirer leur épingle du jeu, ce n’est pas le cas des trois autres représentants de Provence-Alpes-Côte d’Azur, notamment pour les deux moins bien lotis.
Dans l’ordre, les Bouches-du-Rhône sont largement imprégnées du sentiment d’insécurité (267 ‰, 97e sur 99), plombées par Marseille et ses nombreuses fusillades et sa « DZ Mafia » tentaculaire.
Devant, et c’est un peu plus surprenant, le Vaucluse (227 ‰, 92e). Le Var est lui plus proche des Alpes-Maritimes, avec sa 76e position (191 ‰).





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