Le lundi, la Région Provence-Alpe-Côte d’Azur et l’État paraphait un avenant au contrat des mobilités : à la clé, une enveloppe d’1,8 milliard d’euros, avec notamment l’idée de renouveler certains axes de transports d’ici aux Jeux olympiques de 2030.
Une annonce en grande pompe pour les transports de Provence-Alpes-Côte d’Azur. En début de semaine, le 3 novembre, Renaud Muselier, président de la Région Sud, et Philippe Tabarot, ministre des Transports, ont signé un document capital. Les deux hommes ont paraphé le volet mobilités du Contrat de Plan État-Région (CPER), autrement dit, une convention qui précise les futurs investissements.
Avec un horizon assez clair, 2030, afin de coller aux Jeux olympiques d’hiver qui se tiendront dans les Alpes du Sud et à Nice dans cinq ans. Un engagement officiel d’1,8 milliard d’euros qui fait suite à un premier texte de 2023 qui avait été formalisé en juin dernier. À noter que cette somme est revue à la hausse par rapport aux prévisions initiales, d’1,5 Md€.
Mais à quoi va-t-elle servir ? Et surtout, comment est-elle répartie ? L’État et la Région Sud vont chacun financer 552 millions d’euros, soit 1,1 milliard d’euros à eux deux. Un montant employé dans les six départements et visant trois objectifs majeurs.
Plus d’un milliard d’euros pour la mobilité du quotidien
Plus d’un milliard d’euros aura pour but de moderniser les mobilités du quotidien. Concrètement, cela comprend la rénovation des petites lignes (Nice-Breil, Coni-Vintimille, Nice-Digne), la rénovation de stations, l’amélioration de routes, le développement du fret ferroviaire ainsi que l’aménagement de pistes cyclables (40 millions d’euros).
Dans l’optique des JO, l’idée est aussi de « désenclaver les Alpes ». Avec 532 millions d’euros alloués à la modernisation de la ligne Marseille-Briançon, à la refonte des gares et à la sécurisation de grands axes routiers. Enfin, 210 millions d’euros serviront à améliorer la desserte routière de la zone industrialo-portuaire de Fos et l’Étang de Berre, dans les Bouches-du-Rhône.
Rénovation de la ligne de la Côte Bleue, ça avance pour la Ligne Nouvelle
D’ailleurs, le territoire bucco-rhodanien bénéficiera aussi d’un contrat mobilité spécialement pour lui avec l’État, la Région, la Métropole Aix-Marseille-Provence et le Département. Avec la mobilisation de près de 900 millions d’euros pour divers projets : coup de neuf sur la ligne du Train de la Côte Bleu, ajout d’éoliennes en mer, développement du fret ferroviaire à Fos, Arles et Miramas ou encore création du pôle d’échanges multimodal d’Arles.
Dans le Var aussi, des subventions vont tomber pour le transport, notamment dans le cadre du « Service express régional métropolitain » et de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur, pour la mise en accessibilité des quais et des gares. Prévue pour être lancée en 2030, la LNPCA est la structure phare attendue pour la compétition planétaire. Un événement qui rythmera de nombreux chantiers dans le domaine des mobilités en Provence-Alpes-Côte d’Azur.







C’est bien beau le » Fret Ferroviaire » mais les gares ne sont plus équipées pour recevoir des wagons de marchandises ou des conteneurs. Auparavant on recevait des trains entiers de voitures neuves à Antibes et Mouans-Sartoux. Dans les Alpes-Maritimes il n’y a aucune gare de marchandises.