Elle incarne la priorité affichée du nouveau maire, « le rétablissement de la paix publique à Nice, rue par rue, quartier après quartier ». Choisie comme première adjointe, Françoise Souliman est une ancienne haute fonctionnaire qui a occupé plusieurs postes clés au sein des préfectures et des ministères.
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Ce vendredi, Éric Ciotti, vainqueur des élections municipales, a officiellement reçu son écharpe tricolore. À cette occasion, les conseillers de sa majorité (52 élus sur 69) ont élu à l’unanimité le député du port à la tête du gouvernement local. Et c’est une femme qui occupera le poste de première adjointe.
Françoise Souliman s’est vu confier la charge de la sécurité, comme l’avait annoncé pendant la campagne le patron de l’UDR, allié au RN, en novembre 2025.
Alors critiquée par le camp du rival Christian Estrosi, qui la qualifiait de « parachutée », Françoise Souliman s’était défendue dans nos colonnes, évoquant un « choix du cœur ». Après avoir occupé le siège de préfète en Meurthe-et-Moselle jusqu’en août, elle habite désormais à plein temps dans la capitale maralpine, où elle prenait déjà tous ses repos.
Un territoire qu’elle connaît bien puisqu’elle y a exercé comme sous-préfète de 2004 à 2007 sous Pierre Breuil. C’est d’ailleurs à cette période qu’elle a rencontré Éric Ciotti.
Rejoindre Ciotti, « une évidence »
Je suis très heureux d’annoncer aujourd’hui que Françoise Souliman, grande préfète et jusqu’à peu en charge de la sécurité du G7, nous rejoint en tant que future adjointe à la sécurité ! pic.twitter.com/bd1ZNsa6Ou
— Eric Ciotti (@eciotti) November 21, 2025
Pour Nice-Presse, elle avait évoqué les liens qui les unissent. « Ensemble, nous avions planché sur la construction du commissariat des Moulins, et sur tant d’autres choses. Les années ont passé mais nous avons gardé contact. Le rejoindre était une évidence, avait-elle affirmé. Nous partageons les valeurs du gaullisme : j’ai travaillé aux côtés de Pasqua, ma première (et seule) carte de parti, je l’avais prise chez les jeunes RPR, pour mes dix-huit ans…»
Après le 06, place au Var, toujours en tant que sous-préfète. Auparavant, elle aura arpenté plusieurs cabinets ministériels, particulièrement celui de l’Intérieur de 1993 à 1995.
Sa carrière comprend aussi une expérience de chargée de mission au Sénat en 1999. Titularisée en 2015, la haute fonctionnaire fut représentante de l’État en Haute-Marne, en Ardèche, en Eure-et-Loire, puis à Nancy.
Pour la sécurité à Nice : technologies et plus de policiers dans les rues
On peut enfin ajouter à ce CV sa nomination par l’Élysée pour plancher sur la sécurité du prochain, programmé en juin. Après cette carrière préfectorale, Françoise Souliman se lance donc dans la politique locale.
La numéro 2 de la liste « Le meilleur est à venir » nous avait confié ses analyses. Face à la délinquance, elle « parie notamment sur les nouvelles technologies. Nous ferons un énorme pas en avant avec l’intelligence artificielle ».
Elle milite également pour une présence accrue de la police dans les rues et prône « la prévention et la répression, avec un juste équilibre. »
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Juliana Chichmanian-Delpy fut 1ère adjointe il y a vingt ans, Françoise Souliman n’est donc pas, contrairement à ce que nous notions, la toute première à occuper ce poste, certes presque toujours dévolu à des hommes jusqu’alors.



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