Le narco-quartier des Moulins a été le théâtre de violences ces dernières heures. Hier, des bandes rivales se sont affrontées, engendrant des coups de feu, avant de s’en prendre à la police. Ce 26 mars, une autre rixe d’ampleur a éclaté.
“La spirale de la violence touche les Moulins et une grande partie de la ville de Nice” dénonce le député Eric Ciotti. De son côté, le maire, Christian Estrosi, pointe « une situation de plus en plus préoccupante (…) Il ne sert à rien d’aboyer. Il n’y a que l’action soutenue qui compte ». L’édile poursuit : « le ministre Gérald Darmanin m’a garanti de nouveaux renforts et une réponse à ces événements qui mobilisera des moyens exceptionnels ». Une unité de CRS spécialisée doit être provisoirement déployée, à partir de ce soir.
Reste à voir si ces promesses seront suivies d’effets, alors que Nice a perdu 15% des effectifs ces dernières années, dans un contexte de hausse de la violence et de développement des trafics.
Le préfet Hugues Moutouh fait aussi les comptes, au coeur de cette actualité par laquelle l’Etat semble dépassé : « zéro tolérance pour les trafics de stupéfiants. Dans le quartier des Moulins depuis plus d’un an : 399 opérations, 938 personnes interpellées, 142.383 euros saisis, 31 kg de drogues ».
Baisse sur un an du trafic et de la consommation
D’après les derniers chiffres de la délinquance dévoilés par Beauveau, 549 faits de trafic ont été décomptés à Nice en 2023. Un chiffre en légère baisse sur un an, -5,3%. Du côté de la consommation de stupéfiants, 1397 faits ont été enregistrés l’an passé, avec ici un recul très fort de -25,3%. Deux bons résultats qui ne se ressentent, pourtant, pas du tout sur le terrain.
Et si l’on compare ces données à 2016, date la plus ancienne accessible depuis l’outil du ministère ? On trouve 1510 délits d’usage de stups cette année là, 415 liés au trafic. Soit -7,4% et +32%. Sachant que la hausse des mises en cause peut aussi indiquer, évidemment, un renforcement de la lutte menée par la police.





Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.