À quoi ressemble la vie des habitants de la quatrième circonscription maralpine ? Les chiffres fournis par l’Insee nous permettent de dresser un portrait de ce secteur du département.
Entre Villefranche-sur-Mer et Menton pour le littoral, et en remontant jusqu’à Tende à l’intérieur des terres, elle comprend des communes telles que Èze, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Roquebrune-Cap-Martin, Sospel, Breil-sur-Roya ou encore Saorge.
Au total, 33 municipalités appartiennent à ce secteur, avec une population de 118.393 âmes en 2019, selon l’Insee. Grâce au rapport partagé par l’institut spécialisé dans les statistiques, nous en apprenons plus sur cette partie du territoire. À commencer par la démographie, qui nous permet de voir qu’entre 2013 et 2019, elle a gagné plus de 3.000 habitants (115.149). Une progression annuelle de 0,5% un peu supérieure à la moyenne nationale (0,4%).
Des habitants plus âgés
Autre constat, nous avons affaire à des résidents plus âgés que dans le reste du pays, avec une moyenne d’âge de 44,7 ans, contre 41,1 ans en France. La médiane (46 ans) est bien au-dessus de celle du pays (41 ans), et même de celle du reste de notre collectivité départementale. À titre d’exemple, dans les trois circonscriptions niçoises, la première, la troisième et la cinquième, elle oscillait entre 42 et 44 ans.
Une fois ces chiffres exposés, nous pouvons dresser le portrait des personnes vivant dans cette zone des Alpes-Maritimes. Il s’agit principalement d’actifs en emploi (42,1%) et de retraités (26,1%), sachant que les - rares -chômeurs représentent 5,3% des citoyens, tandis que les enfants et les étudiants sont 20,7%. Les travailleurs sont en très grande majorité des employés (37%), les professions intermédiaires étant la deuxième catégorie socio-professionnelle la plus importante (23%) devant les ouvriers (18%).
Courtes études mais très bon niveau de vie
Il faut ajouter que ces actifs sont généralement peu diplômés, ayant arrêté leur parcours scolaire après le BEP, le CAP ou un équivalent pour 25% d’entre eux. Ils sont 22% à ne pas avoir été plus loin que le brevet ou le baccalauréat, et 19% à ne pas avoir obtenu a minima ces certificats. Cela nous donne donc un total de 66%, pour une part de bac +3 ou plus de 21%.
Ces courtes études n’empêchent pas la population dans sa globalité de posséder un niveau de vie supérieur à celui des habitants de l’Hexagone.
Avec un revenu médian de 22.930 euros par an, ce secteur fait mieux que ses voisins et devance de 1.000 euros la médiane française. On remarque néanmoins que les ménages « pauvres » ou « modestes » forment 37,4% des foyers, ce qui est bien en dessous de la moyenne nationale (40,2%). Ils sont 37,5% à être « aisés » ou « plutôt aisés » (33,3% en France).
À l’image de ce que nous avions repéré dans la cinquième circonscription, les premiers à souffrir de la pauvreté sont avant tout les moins de 30 ans (20%). Mais toutes les classes d’âges sont logées plus ou moins à la même enseigne, des 30-60 ans (15,8%) aux plus de 60 ans (12,3%).
L’analyse de l’enquête de l’Insee nous montre également que la part des personnes vivant seules est importante (36%), semblable à la dynamique française, tandis que les couples avec et sans enfant représentent plus de la moitié des ménages dans l’Est des Alpes-Maritimes (52%).
Plus d’un tiers des habitants travaillaient à l’étranger

Au sujet des moyens de déplacement des travailleurs, on voit qu’ils étaient nombreux, en 2018, à devoir se rendre à l’étranger, à Monaco et en Italie logiquement (35,2%) ou dans une autre ville maralpine que celle de résidence (33,2%). Pour aller au bureau, ils utilisaient pour la plupart leur véhicule motorisé (la voiture, le deux-roues…). Des moyens de locomotion qui accaparent 70% des voyages.
Un important déséquilibre donc, puisque la mobilité douce (les transports en commun, la marche et le vélo) est bien moins usitée (26%).
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Appelés à voter pour les législatives les 30 juin et 7 juillet, les résidents de la quatrième circonscription maralpine devront faire un choix entre Alexandra Masson (Rassemblement National), Anne-Pascale Guedon (Ensemble, Renaissance), Virginie Parent (Nouveau front populaire), Joseph Markiel (Lutte ouvrière) et Christine Beyl (Écologistes).





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