À quoi ressemble la vie des habitants de la cinquième circons­cription niçoise ? Les chiffres fournis par l'Insee nous permettent de dresser un portrait de ce secteur de la ville. 

Très étendue, la cinquième circons­cription des Alpes-​Maritimes englobe à la fois l'Ouest de Nice, mais aussi Levens, Lantosque, Roquebillière, Saint-​Martin-​Vésubie, Saint-​Sauveur-​sur-​Tinée et Saint-​Étienne-​de-​Tinée. Elle remonte donc tout au Nord du dépar­tement, sur des terri­toires extrê­mement variés. 

Le rapport partagé par l'Insee nous permet d'en apprendre plus sur les habitants qui peuplent le secteur, qui comptait 128.666 âmes en 2019. C'est près de 2.500 de plus qu'en 2013. Une augmen­tation annuelle de la population qui suit la courbe nationale (0,3% chez nous, 0,4% dans l'Hexagone).

Autre donnée observée, l'âge médian, qui est de 43 ans, contre 41 en France. Mais en moyenne, les habitants y sont toutefois plus jeunes que dans les première ou troisième circons­crip­tions par exemple (42 ans, contre 43 et 44 chez ses voisines).

Beaucoup d'actifs, mais une population peu diplômée

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Dernier diplôme obtenu par les actifs dans la 5e circons­cription des Alpes-​Maritimes Photo : capture d'écran Insee

On peut aussi dresser le portrait des actifs vivant ici, puisqu'on sait qu'en 2018, ils étaient majori­taires (40%). Les taux de retraités et de chômeurs étaient alors de 23,3% et 6,4%. Les employés (32%) et les profes­sions inter­mé­diaires y sont bien plus repré­sentés (26%) que les cadres (16%) et les ouvriers (17%).

Ces travailleurs sont en général titulaires d'un BEP, CAP ou d'un équivalent (22%), mais ils sont aussi 20% à s'être arrêtés au bacca­lauréat ou au brevet, et 17% à être peu ou pas diplômés. Concrètement, cela signifie que 59% des actifs ont fait de courtes études.

Moins de précarité

Parmi les points à retenir, nous pouvons aussi indiquer que le niveau de vie y est équivalent à celui du reste des Français. Avec un revenu médian de 21.830 euros par an, ce secteur maralpin fait mieux que les deux précé­demment cités et se situe seulement 100 euros en dessous de celui calculé en France métro­po­li­taine. On remarque d'ailleurs que les ménages "pauvres" ou "modestes" y sont moins nombreux (41,7%) qu'ailleurs dans le dépar­tement, non loin de la moyenne nationale (41,2%).

Les premiers à en souffrir sont avant tout les moins de 30 ans (24,5%), mais contrai­rement à ce qu'on observe ailleurs dans les Alpes-​Maritimes, toutes les classes d'âge sont logées plus ou moins à la même enseigne, des 30-​60 ans (18%) aux plus de 60 ans (15%).

Avec l'étude de l'Insee, nous pouvons aussi voir que la part des personnes vivant seules est impor­tante (37%), semblable à la dynamique hexagonale, tandis que les couples avec et sans enfant forment près de la moitié des foyers sur le terri­toire analysé (50,5%).

Un tiers des actifs travaillent hors de leur commune de résidence

Quant aux habitudes de dépla­cement des travailleurs, qui sont 60,7% à œuvrer dans leur commune de résidence, le trajet se fait essen­tiel­lement en véhicules motorisés (voitures, deux-​roues…). Des moyens de locomotion qui accaparent 76% des voyages. 

La mobilité douce, donc les trans­ports en commun, la marche et le vélo, repré­sente elle 20% de ces allers-​retours entre la maison et le boulot. Un déséqui­libre qui s'explique par les 33% d'actifs qui doivent se rendre ailleurs dans le dépar­tement pour rejoindre leur bureau.

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Appelés à voter aux Législatives les 30 juin et 7 juillet, les membres de la cinquième circons­cription maralpine devront faire un choix entre Christelle d'Intorni (Les Républicains et soutenue par le Rassemblement national), Gaël Nofri (Horizons, majorité prési­den­tielle), Fabrice Decoupigny (EELV, Nouveau Front populaire), mais aussi Agnès Benkemoun (Lutte ouvrière), Patrice Benoit (divers) et Axel Hvidsten (écolo­giste).

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