Vice-présidente du Conseil départemental, Anne Sattonnet (Les Républicains-Nouvelle Énergie) repart au combat pour Vence. Candidate aux municipales de 2026, elle veut rendre à la commune « le rang qui est le sien dans la Métropole » et donner à la ville « une vraie vision d’avenir ».
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Vous vous lancez avant tout le monde dans cette campagne. Pourquoi ?
Je suis très attachée à Vence. C’est ma ville, j’y vis et j’y rencontre les gens au quotidien. J’ai été très largement sollicitée par les Vençois ces derniers mois. Ce soutien m’a beaucoup touchée, et c’est ce qui m’a fait prendre cette décision. J’ai d’autres responsabilités, j’aurais pu faire d’autres choix, mais la situation actuelle me préoccupe.
J’ai l’expérience, la connaissance des dossiers, une vraie expertise, et un poids politique réel pour faire bouger les lignes. Je suis convaincue que je peux être utile.
Avec quelle étiquette vous présenterez-vous, dans un contexte où la droite semble très divisée ?
Je suis une femme de droite, je l’ai toujours assumé. Mais les municipales, c’est entre les Vençois et moi. Un projet, une vision, une histoire que nous avons en partage. Je veux les rassembler et défendre avec eux notre vision. Avec Charles Ange Ginésy, remarquable président du Département, je partage le grand canton de Vence et ma candidature a déjà reçu publiquement tout son soutien.
Anne Sattonnet, mon binôme sur le magnifique canton de Vence et ma Vice-présidente en charge de la Gestion des Risques et du Patrimoine Départemental, a annoncé sa candidature pour les élections municipales à Vence.
— Charles Ange Ginésy (@ca_ginesy) March 31, 2025
Anne a toutes les compétences, toutes les qualités et toute la… pic.twitter.com/QaAcBhxmWV
Que pensez-vous du mandat du sortant, Régis Lebigre ? Que feriez-vous autrement ?
Je ferais d’abord les choses différemment sur la méthode. Il faut une vraie interaction avec les administrés ainsi qu’avec les institutions. Aujourd’hui, le maire est assez solitaire, il échange très peu avec les partenaires clés, notamment avec le président Charles Ange Ginésy.
Et semble-t il avec les Vençois ! Je suis une élue de proximité, je rencontre les gens et je crois qu’on ne représente bien gens que si on les fréquente. Et à la Métropole, dont il est vice-président, est-il présent, entendu ?

Je regrette un manque de vision. En termes d’investissement, la couverture de la piscine, pour moi n’est plus d’actualité depuis que La Colle-sur-Loup a réalisé son centre aquatique. Il nous faut réfléchir à l’échelle du pays vençois, pas chacun de son côté, pour optimiser les dépenses et l’offre culturelle et de loisirs.
Le projet Chagall est une grosse erreur d’urbanisme, pas seulement d’architecture, engagée lors du premier mandat de Régis Lebigre. L’urbanisation doit être raisonnée, respectueuse de l’identité de la ville.
Quels seront vos grands axes de campagne ?
La proximité, d’abord. Je crois à une mairie proche des gens, qui répond vite, qui agit concrètement. Mon équipe sera à mon image : engagée, accessible et réactive.
Ensuite, la qualité. Vence a une histoire, un patrimoine, une position unique dans le Moyen-pays. Il faut la préserver, la valoriser. Chaque décision — urbanisme, commerce, espaces publics — doit renforcer son identité.
Enfin, le rôle de Vence dans la Métropole. C’est la quatrième ville du territoire, elle doit être considérée comme telle. Aujourd’hui, on subit les décisions. Il faut reprendre la main, en particulier sur les transports. La Métropole vient de supprimer sa participation à la navette gratuite… C’est révélateur du déséquilibre actuel.
Justement, que comptez-vous faire pour que la Métropole soit davantage un atout plutôt qu’un « frein » pour Vence ?
Il est malheureusement impossible d’en sortir. C’est un établissement public qui exerce des compétences transférées par les communes : le développement économique, la voirie, les déchets, l’urbanisme, le tourisme… Autant dire l’essentiel !
Le problème, c’est que la Métropole est devenue une « supracommunalité » dominée par la ville-centre, sous l’impulsion de son maire, Christian Estrosi. Nous finançons à l’échelle de Vence des projets comme le futur Centre des congrès du Port Lympia ou leur tramway.
Il faut renverser cette logique : si on paie, on doit peser. Je défendrai un contrat d’objectifs avec la Métropole, sans allégeance. Il faudra se faire entendre. Ma connaissance des rouages et ma position au Département seront des leviers.
Comment mieux faire rayonner Vence sur la Côte d’Azur ?
Vence a tous les atouts : lycée, cinéma, commerces, services publics, près de 2000 hectares d’espaces naturels, un massif forestier unique, un patrimoine culturel exceptionnel. C’est la seule vraie ville du moyen-pays, en dehors de Grasse.
Mais elle a aussi des faiblesses : une offre de transports insuffisante, des problèmes de stationnement, une perte d’identité et un manque de cohérence dans les projets.
En termes de communication, l’office de tourisme unique centralisé à Nice est une erreur. Il nous faut un véritable office du Moyen-pays, implanté ici (ce que les magistrats de la Chambre régionale des comptes ont épinglé par le passé, ndlr).
Notre centre-ancien est un joyau ! Il faut un vrai plan de rénovation du bâti, travailler la propreté et l’espace public et lui redonner vie à travers des marchés et animations réguliers mais aussi des services publics. Tout doit être pensé pour la mise en valeur de la cité, les entrées de ville, comme les nouvelles constructions.
Et puis il y a les Vençois : des liens sociaux forts, un tissu associatif exceptionnel, une vraie vie culturelle avec des artistes, des collectionneurs… Nous allons travailler avec eux, mettre en valeur notre histoire et nos talents. Vence le mérite !





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