SYNTHÈSE - Les chiffres claquent comme une gifle : 646 actes hostiles envers les Juifs recensés en France en à peine six mois. Une réalité qui glace le sang et qui illustre, selon certains élus, l’effondrement de l’autorité face à la haine. À Nice, le sujet fait réagir.
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« Terrifiant », lâche sans détour Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, dans les colonnes de Nice-Presse.
L’élu ne mâche pas ses mots : pour lui, l’insécurité vécue par les Juifs est une véritable abomination. Et il va plus loin encore : nombre de ses amis songeraient à quitter la France.
Les dernières semaines ont vu une synagogue du centre-ville de Nice devenir la cible de militants accusés d’avoir été agressifs. Une provocation de plus, selon Ciotti, qui accuse un pouvoir central d’ambiguïté et de passivité. « Toutes les digues ont sauté », affirme-t-il, redoutant l’impunité qui nourrit cette spirale.
Violences qui réveillent les fantômes de l’histoire

Le président de l’UDR insiste : ce climat rappelle les heures les plus sombres de notre pays. Jadis, on l’accusait d’exagérer lorsqu’il affirmait que des enfants juifs quittaient l’école publique pour survivre. Aujourd’hui, c’est pire : certains songent à tourner le dos à la France tout entière. Une alerte qui devrait secouer l’État, mais qui semble étouffée par la complaisance politique.
Dans les Alpes-Maritimes comme ailleurs, les manifestations hostiles se multiplient. Les slogans, les gestes, les regards menaçants… tout cela alimente l’idée que le pays abandonne certains de ses citoyens.
Tensions politiques sur fond… d’inaction
Si la préfecture faillit, c’est bien parce que l’État lui dicterait une politique incapable de protéger. Le doigt pointe vers Paris, où les décisions se prennent, ou plutôt ne se prendraient pas.
L’image d’un pays où l’on doit quitter son école, son quartier, voire sa patrie pour rester en vie devrait hanter chaque responsable public. Pourtant, ce seraient toujours les mêmes indignations, les mêmes postures, les mêmes silences au sommet. Pendant ce temps, la communauté juive, elle, encaisse, s’inquiète et se demande si elle a encore une place ici.



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