Municipales 2026 - La campagne municipale prend un tour inédit à Nice. Alors que Christian Estrosi et Eric Ciotti s’affrontent dans un duel très tendu, l’enquête sur la tête de porc déposée devant le domicile du maire sortant rebondit et alimente accusations, soupçons et nouvelles polémiques à quelques jours du scrutin…
Un porc retrouvé décapité, une affiche insultante, puis une enquête rocambolesque. À Nice, la campagne municipale s’est brusquement transformée en (mauvais ?) feuilleton politique et judiciaire.
Depuis plusieurs mois déjà, les attaques se multiplient entre Christian Estrosi et Eric Ciotti. Les deux anciens piliers des Républicains incarnent désormais la fracture de la droite classique, l’un ayant choisi, un temps, le macronisme, tandis que l’autre s’est allié au Rassemblement national, une union considérée comme d’extrême droite par le Conseil d’État.
Accusations, petites phrases, « bilan noir » de l’adversaire, transfuges d’une équipe à l’autre, vidéos désobligeantes ou tweets virulents ont progressivement relégué les programmes au second plan.
Les bons sondages d’Éric Ciotti

La semaine dernière, deux débats télévisés ont encore illustré ce climat électrique. Les échanges ont viré au « combat de coqs », une expression employée à plusieurs reprises sur les plateaux.
Dans ces confrontations, le temps de parole accordé aux deux candidats de droite a largement éclipsé celui des deux candidates de gauche, Juliette Chesnel-Le Roux (PS/PCF/écologistes) et Mireille Damiano (LFI/Viva).
À Nice, Estrosi et Ciotti se font face au premier débat TV, la gauche peine à exister#Nice06 #Municipales2026 @eciotti @cestrosi @DamianoMireille @JulietteChesnel
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) March 4, 2026
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Le duel a connu un premier tournant mi-février. Un sondage, confirmé depuis par plusieurs autres enquêtes d’opinion, a donné une nette avance au député UDR/RN Eric Ciotti dans les intentions de vote.
Troublante « affaire de la tête de porc »
À Nice, les enquêteurs creusent la « piste sérieuse » d’une manipulation dans « l’affaire de la tête de porc » https://t.co/0KuuScOQPw pic.twitter.com/Zyd5gpnG7D
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) March 12, 2026
Le 27 février au soir, un nouvel épisode a secoué la campagne. Une tête de porc accompagnée d’une affiche barrée du mot « connard » avec une étoile de David a été retrouvée devant le domicile de Christian Estrosi.
Le maire sortant est un fervent partisan d’Israël et son épouse est juive. La découverte a suscité une condamnation unanime d’un acte aux relents antisémites et provoqué un rare moment de communion entre les responsables politiques.
En moins d’une semaine, deux suspects tunisiens ont été interpellés dans la ville, fortement équipée en caméras de vidéosurveillance sous l’impulsion de la municipalité. Ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

Des membres de l’entourage du maire ont été entendus par les forces de l’ordre, sans être mis en examen dans la foulée.
Le maire sortant dénonce une « tentative d’infiltration » de sa campagne, pointant, sans preuves concrètes, l’équipe d’Eric Ciotti et l’homme d’affaires conservateur Pierre-Edouard Stérin. Aucun des deux n’est cité dans les éléments de la procédure connus à ce jour. Et les intéressés démentent, pointant « diversion » et « diffamation ».
Des membres de son équipe peut-être directement concernés, sans preuve d’une implication du maire

Mercredi, deux hommes et deux femmes ont été entendus dans le cadre de l’information judiciaire ouverte notamment pour provocation publique à la haine ou à la violence à raison de la religion ou violences aggravées visant un élu public.
Les deux hommes étaient encore en garde à vue jeudi. Selon plusieurs sources proches du dossier, l’enquête semble désormais écarter toute implication étrangère et s’orienter « vers une manipulation émanant du camp Estrosi », sans qu’il soit possible de dire à ce stade si le maire lui-même était au courant.
L’un des deux hommes encore en garde à vue est un ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST), âgé de 79 ans, reconverti en détective privé.
Selon plusieurs sources proches du dossier, il s’agirait d’une connaissance du couple Estrosi. Une affirmation formellement démentie par la voix de son avocat.
« Cette affaire semble démontrer chaque jour que mon client est victime d’une infiltration sans précédent dans une campagne électorale, infiltration qui a sans aucun doute été montée et orchestrée de longue date en vue de cette fin de campagne », a déclaré Me Olivier Baratelli.
Le Conseil représentatif des institutions juives (Crif) s’est constitué partie civile mais refuse pour l’instant de commenter publiquement…
UNE POLÉMIQUE APRÈS L’AUTRE
Ce même jour, une autre polémique a refait surface : le coût des derniers Grands Prix de Formule 1 organisés entre 2018 et 2022 sur le circuit du Castellet dans le Var, et alors soutenus par la plupart des grandes collectivités du Sud-Est (Métropole niçoise, départements phocéen et varois, etc). Selon un rapport encore confidentiel de la chambre régionale des comptes, ces quatre courses auraient coûté plus de 100 millions d’euros.
Un document qui n’apporte pas d’éléments nouveaux, mais qui a été transmis ces derniers jours à plusieurs médias, avant d’être relayé sur les réseaux sociaux par Eric Ciotti, la veille du dernier jour de campagne.
Ce qui est important
- L’enquête sur la tête de porc déposée devant le domicile de Christian Estrosi connaît de nouveaux rebondissements à quelques jours du scrutin municipal.
- Des auditions et gardes à vue ont été menées, tandis que l’enquête s’oriente selon plusieurs sources vers une possible « manipulation politique » liée à la campagne.
- Ce climat alimente un duel déjà très tendu entre Christian Estrosi et Eric Ciotti, alors que les intentions de vote donnent une avance au député UDR/RN.
Municipales 2026, qui sont les candidats déclarés à Nice ?
- Christian Estrosi (Les Républicains-Horizons)
- Éric Ciotti (UDR-Rassemblement national)
- Juliette Chesnel-Le Roux (Socialistes, communistes, Verts)
- Mireille Damiano (La France Insoumise, Viva)
- Céline Forjonnel (Démocratie directe)
- Cédric Vella (Reconquête)
- Estelle Jacquet (Lutte ouvrière)
Nice-Presse avec agence



Estrosi , pas au courant ? … Difficile à croire. Une chose est certaine : cela n’est pas le fait d’un pays étranger, pas non plus de la mafia malgré les déclarations en ce sens, pas plus venu d’un adversaire politique. Mais alors qui est coupable, qui veut faire diversion pour accuser un éventuel remplaçant à la tête de la mairie de Nice. QUE LA VÉRITÉ ECLATE. 🇲🇫