La ville de Nice peut nous conter bien des histoires pour peu que l’on s’y intéresse. De Saint-Roch à la Rue de France, en passant par le port Lympia, voici trois anecdotes à connaître sur ces quartiers immanquables de la Baie des Anges.
Se balader à Nice, c’est l’assurance d’en prendre plein les yeux. Comment pourrait-il en être autrement au vu des nombreuses merveilles qui peuplent la commune ?
Cela va du patrimoine à la végétation, en passant par l’architecture et surtout, le décor époustouflant de la Méditerranée, en toile de fond. Un bien riche histoire et des anecdotes savoureuses, pour mieux appréhender notre cité.
La caserne Auvare a traversé les époques

À l’Est de la ville par exemple, nous avons le quartier Saint-Roch, qui dégage une identité forte. D’abord rural, puis industriel avant d’être résidentiel, il a connu mille vies. Militaire, notamment, avec le renforcement du système de défense de l’état-major français sur l’ensemble du territoire des Alpes-Maritimes à la fin du XIXe siècle.
À cette époque, il voit débarquer une caserne (Auvare), tandis qu’une autre est bâtie chez le voisin Riquier. Des milliers d’hommes s’y installent, dont des troupes de la montagne. En 1920, le 22e bataillon de chasseurs alpins, originaire d’Albertville en Savoie, inspirera le nom « Diables Bleus » pour la rue jouxtant le bâtiment. Aujourd’hui, le site d’Auvare héberge un commissariat, mais pour quelque temps seulement, avant l’arrivée en 2026 du nouvel hôtel des polices. Promis à la démolition, il pourrait être remplacé par un « palais des sports ».
Le bagne du port Lympia

Direction le littoral ensuite, avec l’incomparable port Lympia. Un lieu regorgeant de légendes, mais pas que. Certains faits sont bien réels et ont forgé sa réputation. Ainsi, avant de devenir en 2017 l’actuel Espace Lympia, le majestueux bâtiment était un ancien bagne. Il est d’ailleurs le seul sur le territoire métropolitain à avoir conservé son état d’origine.
La prison servait à enfermer les militaires réfractaires au début du XIXe siècle. Elle était réputée pour contrecarrer toute tentative d’évasion,les forçats étant enchaînés à l’intérieur des cellules. De 1862 à 1887, elle change d’usage et reçoit les détenus condamnés à de courtes peines. De nos jours, on peut y trouver un site à vocation culturelle avec une galerie de 50 mètres carrés, un pavillon de trois étages et une terrasse panoramique.
Le palais Marie Christine né sur un ancien verger

Enfin, tout près de la Promenade des Anglais, impossible de rester de marbre face aux splendides palais de la rue de France. En centre-ville, cette artère iconique de la capitale maralpine est parée de magnifiques immeubles qui furent des hôtels particuliers. L’édifice Marie Christine est l’un d’eux, et il remonte au XIXe siècle. Il symbolise cette époque au cours de laquelle Nice devient un rendez-vous incontournable pour les élites du Vieux-Continent.
Mais avant de prendre la forme que nous lui connaissons désormais, le bâtiment se trouvait à l’origine à l’emplacement d’une vaste terre cultivée où poussaient des vignes, des orangers et des oliviers. Puis, une résidence de villégiature pour l’hiver y est construite, succédant à une maison rurale. Quant à son nom, elle le doit à Marie-Christine, épouse du roi Charles-Félix, qui a visité la commune en 1826.



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