Cette annonce fait suite à une série de tensions internes à la majorité, de plus en plus affichées après les tempêtes, puis les élections légis­la­tives. Découvrez dans cet autre article les phrases-​clés de son discours.

Pour conclure la séance estivale du conseil métro­po­litain, ce mercredi 10 juillet, Christian Estrosi a annoncé sa démission immédiate de son poste de président de la Métropole Nice-​Côte d'Azur, qu'il occupait depuis sa création, en 2012. Il est candidat à sa réélection.

L'édile a évoqué le manque de soutien d'une part des maires, prési­dents de commis­sions et vice-​présidents pour justifier cette décision inattendue. Au cours des légis­la­tives, des person­na­lités clés de la collec­tivité ont pris fait et cause pour les candidats de l'alliance RN-​LR et d'Eric Ciotti, le grand rival, plutôt que pour ceux soutenus par Christian Estrosi. Dans la cinquième circons­cription, qui comporte de nombreux villages maralpins, l'adjoint au maire de Nice qui se présentait n'a obtenu que 14% des suffrages, avec un soutien timide de certains édiles communautaires.

Par ailleurs, d'autres membres de la majorité ont, ces derniers mois, critiqué publi­quement la recons­truction des vallées menée par MNCA, tout en s'abstenant, ou s'opposant à certaines des délibé­ra­tions présentées.

Christian Estrosi a complété son propos en indiquant qu'il refuse de diriger une collec­tivité où siègent des élus de l'extrême gauche ou de l'extrême droite - il l'avait fait entre 2016 et 2017, avec la Région Sud, mais il s'agissait alors de l'opposition.

Sa démission sera remise au préfet "dans quelques instants" et une nouvelle élection sera organisée, autour du 19 juillet. Christian Estrosi solli­citera donc à nouveau la confiance de l'assemblée. Avant cela, le maire de Cagnes-​sur-​Mer Louis Nègre assurera l'interim. Il y a fort à parier que les postes straté­giques seront redis­tribués… en y excluant les frondeurs, proches d'Eric Ciotti.

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