La municipalité déploie un dispositif estival renforcé, tout en dénonçant, selon elle, un manque d’implication de l’État. « Il va falloir enfin répondre aux besoins des Niçois » tance Christian Estrosi.
« J’ai entendu le préfet se réjouir du calme absolu qui a régné pendant le Sommet de l’ONU à Nice. Evidemment, il y avait des policiers nationaux partout ! Mais cela n’a pas duré…» C’est un Christian Estrosi agacé des promesses non-tenues qui présentait le dispositif estival de sécurité, le 2 juillet.
« J’en suis très, très mécontent »
« Tous les palmarès le disent, Nice est l’une des grandes villes les moins touchées par la montée de l’insécurité. Les policiers nationaux font du bon travail, mais ils manquent de moyens et d’effectifs. C’est à notre police municipale que nous devons, en réalité, ces très bons chiffres. La situation n’est pas normale, et le préfet devrait s’en préoccuper » a-t-il encore griffé. « 179 agents, au bas mot, manquent à l’appel et j’en suis très, très mécontent ».
De ministre en ministre, tous les locataires de Beauvau ont promis des renforts. Sans que les choses ne s’améliorent vraiment, selon des syndicats professionnels se disant « au bord de la rupture ». En 10 ans, la ville a perdu 179 policiers, soit une réduction des « troupes » de 15,2%.
Le nouveau représentant de l’État, Laurent Hottiaux, a récemment pris ses fonctions avec d’ambitieux objectifs contre la délinquance du quotidien et le narcoterrorisme. Mais sans débarquer avec des moyens concrets dans sa besace.
Le centre sous haute surveillance
Pour autant, la commune promet une organisation musclée cette saison. Quatorze équipages mobilisés en continu jusqu’à minuit voire quatre heure du matin en période tendue, avec 130 agents concentrés sur l’hypercentre. Doublés d’une brigade nautique jusqu’à 19 heures, et de la cynophile, contre la drogue, exclusivement la nuit.
D’ici à la rentrée de septembre, Christian Estrosi promet de dévoiler un nouveau plan contre la délinquance. Avant cela, cette semaine, des « guérites » seront installées places Garibaldi et Masséna, ainsi qu’à la Gare Thiers, histoire de garder un oeil sur les points chauds.
En réaction, la Préfecture des Alpes-Maritimes a souligné que : « on ne peut pas dire tout et son contraire. Nice est l’une des villes où les chiffres de la délinquance sont les plus rassurants. Alors on ne peut mettre en cause la police nationale, ou raconter qu’elle manquerait de moyens et d’effectifs. D’autant moins avec des chiffres fantaisistes, qui n’ont aucune réalité. Les policiers nationaux agissent efficacement, avec les résultats que l’on connaît, et en complémentarité avec la police municipale ».



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