Ces travaux ressemblent à première vue à du gaspillage, mais ils sont, en réalité, nécessaires car ces cinq maisons se situaient dans des zones à risque.
À Mandelieu-la-Napoule, la mairie a lancé, ou va lancer, la destruction de cinq villas. Jusque là, rien d’anormal, mais ces habitations avaient été rachetées quelques mois plus tôt par la collectivité, comme le rapporte Nice-Matin.
Prenons l’exemple de la bâtisse localisée rue de l’Argentière, dont la démolition a été entamée. La municipalité avait acquis cette propriété de 110 mètres carrés contre 434.000 euros.
Cinq villas pour 4,2 millions d’euros investis
Au total, quatre autres résidences plus ou moins luxueuses ont été ou seront très prochainement détruites, soit 6.300 mètres carrés qui ont demandé un investissement de 4,2 millions d’euros au global de la part de la commune des Alpes-Maritimes.
Pourquoi de telles décisions alors que de nombreuses agglomérations manquent de logements ? Tout simplement car il s’agit d’une action raisonnée. En effet, ces maisons se trouvaient dans une zone inondable et ont fait l’objet d’acquisitions amiables.
Fin des démolitions début 2024
Toujours pour lutter face à l’inondabilité de certains secteurs, la ville a également mis la main sur les Vergers de Minelle, tandis qu’un bassin de rétention va être créé. Cet endroit a connu plusieurs épisodes d’inondations voilà quelques années, en 2015, ainsi que deux fois en 2019.
Résultat, le quartier a été classé en zone rouge en 2020. L’objectif est donc de réduire la vulnérabilité de la localité sur le sujet. La phase de destruction sur ces parcelles a débuté en novembre, et devrait s’achever début 2024.
À la place, des jardins, des espaces agricoles ou de loisirs
Place à la nature qui devrait reprendre une partie de ses droits avec des sols à nouveau perméables. Une fois les chantiers finis, on devrait voir sortir de terre des jardins, des terres agricoles ou des espaces de loisirs.
À savoir que bon nombre de propriétaires sont réticents, voire refusent, de céder leur bien pour des raisons financières (ils sont dévalorisés à cause des sinistres) mais aussi sentimentales.
La municipalité, si elle ne souhaite pas leur forcer la main, entend néanmoins leur proposer d’autres solutions pour « faire face à tous les défis climatiques du XXIe siècle ».
La bétonisation est d’ailleurs l’un des enjeux majeurs sur la Côte d’Azur, comme à Saint-Laurent-du-Var, tancée par la chambre régionale des comptes en décembre, mais aussi à Nice, qui cherche d’autres solutions contre le manque de foncier disponible.






